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Du mythe de la psychologie moderne...

Dernière mise à jour : il y a 1 jour



Pour entreprendre tout changement profond il est nécessaire de comprendre les mécanismes psychologiques à l’oeuvre. Quand on utilise le mot psychologie, l’intention est de rester simple, accessible au plus grand nombre, sans aucune technicité, sans formules

préfabriquées, et sans jargons professionnels ni terminologies préemptées par les autorités qui en font un business, les psy. Rien de tout cela ne nous aidera à mieux nous comprendre, à y voir plus clair, bien au contraire. Nous appelons "autorité" toute personne prétendant détenir la connaissance nécessaire pour nous guider, nous éclairer.

Les soit-disant spécialistes sont eux-mêmes des spécimens pathologiques victimes du jugement, de la suffisance, du mépris, de l’arrogance, et du conditionnement. Comme tout le monde, ils n’y échappent pas. Leur approche partielle et ne permet pas de se libérer du passé. Ils ont beau raconter le pourquoi du comment, questionner les rêves ou le passé, leur point de vue émane de leur savoir conditionné, limité. Nul être conditionné ne peut prétendre aider qui que ce soit. Le savoir et la méthode n’aboutissent au final qu’à engendrer plus de confusion et de conflits.


Mais qu’est-ce que l’analyse au juste, et que veut dire se faire analyser ?


Une analyse implique un analyseur et un analysé, n’est-ce pas ? L’analyseur se place ainsi à l'extérieur de la chose analysée. L’analyse consiste donc à dissocier le contenant du contenu, à observer les événements de l’extérieur, espérant donner une explication aux actions passées. Pour cela il faut un divan paraît-il, puis se raconter, donnant ainsi de l’importance à son histoire, au moi qui raconte, au "je" qui se raconte et se répand. Le grand déballage intérieur invite naturellement toutes sortes de réactions, jugements, culpabilité, justifications, condamnations et fuite... Impossible d’y échapper.


Et tout ramener au complexe d’Oedipe, à savoir : vouloir tuer son père pour coucher avec sa mère est grotesque. Ces explications sont issues de psychopathes eux-mêmes perdus dans la sexualité, le mépris de la femme et la glorification du pathos, de toute évidence. Non, la méthode est erronée, usée après 50 ans de bons et loyaux services.

La psychanalyse consiste à se dissocier de l’expérience, à raconter toutes sortes de faits et d’explications, du point de vue du spectateur, et à donner de l’importance à sa petite misère. Cette démarche ne permet pas de résoudre grand chose. Ça fait juste du bien d’être écouté dans l'instant. Ça donne à penser que l’on est important, qu’il se passe quelque chose. C’est l’effet placebo... Un effet de courte durée pour ensuite mieux retourner à sa déprime, ses conflits.


On parle aussi d’inconscient. Mais qu’entendons-nous au juste par inconscient ?

Un espace où l’on sauvegarderait des souvenirs, des blessures, des conflits. Un espace d’où la conscience serait absente et n’aurait pas d’accès direct ? Non, nous rejetons tout cela ! Car ce que nous appelons inconscient n’est ni plus ni moins que le fait de ne pas vouloir régler ses problèmes et de les mettre de côté, sous le tapis pour ainsi dire, de les cacher pour ne plus les voir. Car si nous réglions nos problèmes sans les fuir, l’inconscient existerait-il ? Non, de toute évidence, tout comme les rêves d’ailleurs.


Donc nous avons inventé l’inconscient, la pensée à inventé l’inconscient, c’est bien commode n’est-ce pas ?.. Ça permet de se dédouaner, de ne pas se sentir tout à fait responsable, d’esquiver la responsabilité directe, d’intellectualiser et de se réfugier derrière un concept qui serait mystérieux, occulte, qui nous dépasserait, et que seuls les spécialistes pourraient déchiffrer, nous expliquer.

Que la pensée est ingénieuse et mensongère !!! Tout ce qui permet l’évitement et la fuite en avant est bon. Quant à l’analyse elle-même, parlons-en. Avons-nous jamais observé un coucher de soleil sans le nommer, sans la description "il est beau etc..", sans en faire une image, un souvenir, juste dans l’attention totale et la béatitude ? Et bien à ce moment-là que se passe-t-il ? Il n’y a que le coucher de soleil, la pensée est absente, et le moi aussi. Il n’y a que l’instant vécu. Ce n’est que lorsque l’on nomme le phénomène, qu’on le décrit, verbalise, qu’on se dissocie du fait et donne naissance à l’observateur, que la contradiction apparaît, car de cet instant surgit le souvenir. Et nous aimerions le voir se répéter demain. Puis vient la peur, que ce dernier ne se répète pas, générant ainsi une contradiction. Description, image, plaisir, souvenir, peur, conflit. Voilà la séquence.


Il en est de même avec l’analyse : le moi s’identifie, se raconte et se renforce. Par contre sans analyse, juste dans l’instant vécu, dans l’attention totale : pas d’observateur, pas de continuité, pas d’égo, pas de blessures, pas de souffrance !

Donc c’est en se dissociant du fait qu’on créé le moi, l’égo, la source de tous les conflits. Car sans le moi il n’y a que la chose vécue, l’observation, l’attention. Il n’y a ni observateur ni observé, l’égo est absent. Dans cet instant l’individu est libre de tout conflit. Mais dès qu’on fonctionne du point de vue du moi, il y a toujours un observateur et un censeur qui crée l’image, ne permettant pas la perception directe. C'est ce qui engendre la confusion. D’un côté l’égo qui se donne de la continuité dans le temps, de l’autre la chose vécue, sans dissociation, sans continuité, sans confits. Donc plutôt que de "désamorcer l’égo", de rendre le moi inexistant et silencieux, la psychanalyse renforce ce dernier, le nourri. Elle entretient la contradiction et le conflit, car elle lui donne de l’importance. Tout ceci n’est pas juste de la verbalisation et du plaisir d’intellectualiser. Cela n’aurait pas de sens. Non, observons en nous-mêmes, c’est bien ce qui se passe..


Prenons un autre exemple : nous sommes en colère, notre conjoint nous a heurté avec des mots que nous considérons blessant, humiliant. Comment abordons-nous la chose ? Nous pouvons la gérer façon "observateur observé", c’est à dire : il y a le moi qui souffre parce que l’image de soi vient d’être écornée.. Alors nous réalisons que nous ne sommes pas aussi grand que nous l’imaginions, et ce constat nous accable, nous sommes blessés, n’est-ce pas? Comme si on venait de faire éclater un ballon à l’aide d’une aiguille. Observons bien car c’est ce qui se joue chaque jour partout dans le monde.. Par contre s’il n’y a pas d’image de soi, pas d’égo, pas de centre, alors y a-t-il une blessure ? Non. Car il n’y a pas de moi pour souffrir, pour enregistrer, pas d’image à écorner. Les mots ne suscitent aucune réactions, nada ! Voyons-nous la beauté de tout cela ?


Pour résoudre nos multiples problèmes, ne faut-il pas plutôt percevoir la nature conflictuelle et intrinsèque à l’égo, et mourir à ce que l’on est, à notre conditionnement ?

Ne faut-il pas abandonner toutes croyances, certitudes, convictions, valeurs, jugements ? Quand nous donnons tant d’importance à nos petits problèmes, ne serait-il pas plus juste de voir qu’il y a des souffrances bien plus grandes chez les autres ? Que notre souffrance est bien peu de chose, insignifiante, qu’elle est commune à la souffrance de l’humanité.. qu’elle ne mérite pas qu’on lui accorde autant d’importance ? Ainsi l’égo serait absent !


Percevoir la nature d’un conflit nécessite une attention totale, sans observateur, sans justification, sans condamnation et sans fuite.. De ce constat naît une action totale, juste, vraie, et le conflit cesse.

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