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De l'ambition et du pouvoir...

Dernière mise à jour : 25 nov. 2021



Naviguer avec la houle qui vous pousse au portant, c’est avancer dans le sens de la marche. C’est arrêter de lutter contre les éléments, et avancer vite. Il y a un avant et un après la route passée le cap Finistère. Une fois la pointe franchie, on sent bien que le chemin est tout tracé, c’est comme un évidence. Ça vous conduit dans le sud, vers la chaleur, le soleil, en ligne droite. Tout est simplifié, il n’y a plus de lutte, on abdique ! Avant cela, il fallait accepter d’être chahuté, d’aller contre, de subir, d’avoir peur.


C’est ainsi de notre quotidien. Il y a ce que l’on raconte, se raconte, et puis il y a la vérité de notre existence. Le fait est que nous vivons dans la lutte perpétuelle : avec notre conjoint, nos enfants, notre employeur, nos collègues, un peu partout..

Nous pensons identifier les problèmes à l’extérieur, chez les autres. Nous espérons tant de choses, et entretenons tant de peurs : de rater, d’être jugé, mal aimé, débarqué, plumé... Nous sommes convaincus que tous nos maux viennent d’ailleurs. Et cela n’épargne pas les mieux lotis, avec leur suffisance, mépris, vulgarité, dureté, manque d’empathie, de générosité et de douceur. Ceux qui oeuvrent pour les plus démunis sont à vomir. Leur soit-disant compassion n’est trop souvent que de l’image et du vernis social pour se donner bonne conscience. Ils sont trop occupés par ailleurs à s’enrichir au détriment des autres. Leur pseudo générosité n’est que façon habile pour mieux commercer, se vendre, s’acheter une respectabilité, toutes choses intéressées. On est bien loin des valeurs religieuses auxquelles ils adhèrent..


Le problème vient de l’intérieur, nous sommes la source de tous les maux, vous et moi..

Car là où règne l’ambition, le pouvoir et l’argent, rodent des individus qui sèment le désordre. Ils ont une fonction négative dans la société. Ils ont beau parler philosophie, géopolitique, et manier le verbe habilement, ce ne sont que des mots, du blabla. Leur coeur est vide, eux aussi. Personne n’est épargné.


Pour trouver du sens ne faut-il pas abdiquer et renoncer à la course, abandonner toute croyance, ambition, statut, position, empires, colonies, nationalité, connaissances, certitudes, peurs ? Car tout ceci est le monde du connu, de la pensée et du temps. Au final : c'est l’égo conditionné. Mourir à ce que l’on est, ce que l’on a été et ce que l’on pourrait être, c’est découvrir la vrai nature de ce que l’on est. C'est vivre chaque jour comme si c’était le dernier, ce qu'il est.

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