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C'est le constat qui libère..

Dernière mise à jour : 25 nov. 2021



Quand on prend le temps d’observer ce qui se passe un peu partout, avec du recul, on a le sentiment que le monde marche la tête en bas. On sent le chaos venir, c’est palpable. Un grand mouvement social est sur le point d’éclater, car trop de gens sont sur le carreau. La classe moyenne est entrain de disparaître vitesse grand V, les plus démunis sont acculés plus que jamais, les plus riches se portent à merveille, la bourse atteint des nouveaux records, gonflée artificiellement par les banques centrales, alors que l’économie mondiale est au plus bas. Le chômage explose, et la production est en chute libre. Rajoutons à cela le Covid et l’isolement forcé, nous voici bien en marche pour aller tout droit dans le néant.


Une grande révolte sociale arrive. Elle va précipiter l’économie et la finance dans les ténèbres. Le monde d’hier se meurt. Bienvenue dans la société de demain, celle de la gouvernance mondiale des banquiers et d’un état dans tous ses états, vidé de son pouvoir souverain, à la merci des grandes organisations mondiales : banques centrales, OMS, OMC, et tutti quantti. Cette société est celle que nos parents nous ont laissé et que l’on entretient chaque jour, par nos pensées et nos actions, à force d’idéologies, de cupidité, de naïveté et d’égoïsme. Tout le monde semble dormir à poings fermés, bien anesthésié par la quête de sensations, de plaisirs, de drogues en tout genre, d’hypocrisie et de contradictions.


L’avènement de la 5G va permettre la surveillance et le contrôle des masses. Les robots ferons bientôt l’essentiel des tâches mécaniques et l’individu sera obsolète, une marchandise sans grande utilité, un poids pour les autres. L’exemple de la Chine et de son passeport civique n’est que le haut de l’iceberg. Le monde d’hier s’éteint rapidement. Ceci est la vie qu’on a engendré ! Blâmer les politiques, la corruption des élites, les changements climatiques, la radicalisation des religions et toutes les manifestations du désordre mondial ne changent rien à rien. Continuer de penser comme Hulot que les autres sont responsables et qu’il faudrait une concertation globale, une solution internationale pour régler nos problèmes est illusoire. Répétons-le : nous avons créé cette société, vous et moi, et non pas les autres.


C’EST L’INDIVIDU QUI DOIT D’ABORD CHANGER...

Il n’y a rien à attendre des gouvernements, des leaders religieux, ni de qui que ce soit. Ces individus sont corrompus au même titre que nous. Personne n’est exempt, et le consumérisme nous dévore, tout comme l’ambition. On est englué dans nos certitudes et nos convictions, incapables de discerner la vérité de ce qui est indiscutable. On attend bien trop des autres, assistés que nous sommes depuis le biberon. On nous a enseigné la servitude et le conformisme : surtout ne pas remettre en cause, douter ni questionner. La violence de l’autorité parentale niaise et aveugle est passée par là, elle a anéantit tout ce qu’il y avait de beau et de spontané en nous, elle nous a rendu laid et mesquin, adapté à cette société malade et brutale.


On a suivi les conseils des parents aveuglément et on s’est fait avoir.. Il n’a pas grand chose qui a tenu la route. Il nous manque l’essentiel pour influer sur le monde : faire table rase du passé. Mais le poids de l’éducation est bien trop insidieuse. Elle nous conduit aux schémas erronés, aux anciens modèles : école de la république ou comment glorifier ses chefs, ses soldats et ses guerres. Puis le mariage et son contrat d’exploitation mutuelle. Puis les pious pious pour bien s’attacher et se donner l’envie de contracter un ou plusieurs crédits, d’acheter un pavillon, d’être bien piégé et d’en finir une fois pour toute. Voici le schéma que nos parents nous ont offert.. merci beaucoup, sans façon !! En attendant tout n’est que contraintes et conflits, parsemés de petits plaisirs pour bien fuir le vide intérieur.


PERSONNE NE VEUT OBSERVER LE FAIT DE CETTE EXISTENCE VIDÉE DE TOUTE GRANDEUR..

On nous presse de tout prendre en bloc sans rien questionner. On nous rabâche qu’il faut respecter la parole des anciens, des traditions absurdes, de l’histoire orientée pour bien glorifier son pays, entretenir le nationalisme et ses divisions. On est sensé passer à côté de l’existence en disant amen. Quant à la jeunesse, parlons-en ! A part être docile, désillusionnée et en quête de vieux schémas, elle aussi ne donne aucun signe de vitalité ni d’espoir pour l’avenir. Elle est déjà dans un état en vieillesse prématurée.


A toutes celles et ceux qui ont encore un peu d’énergie vitale et d’honnêteté, il n’y a rien à faire devant l’étendue des dégâts. Il n'y a aucune nouvelle idéologie à formuler et rien à attendre de qui que ce soit. Il faut d'abord observer en silence, sans rien condamner ni justifier, sans fuir. De ce constat surgit la perception. Et c’est la perception directe qui engendre l’action juste.

Est-il possible de voir sans distorsions et sans interpréter ? Percevoir c’est comprendre, non pas intellectuellement mais factuellement. La compréhension intellectuelle n'existe pas. Percevoir la nature d’un problème c’est s’en libérer instantanément. Dans la perception la pensée n’est pas. C'est la pensée qui évalue, compare, censure, interprète selon ses besoins. Elle condamne et dénature systématiquement, c’est sa fonction. La pensée est la réaction de la mémoire et du passé. Il ne peut donc y avoir de perception directe dans la pensée, à part de pseudos faits teintés de conditionnement. Dès l’instant où l’on traduit un fait selon ses envies, croyances, convictions, certitudes, la vérité laisse place à la projection et au mensonge. C’est assez simple à comprendre n’est-ce pas ?


Il est donc crucial de savoir observer et écouter sans distorsions afin de percevoir le fait de notre existence.Sans cela il devient impossible d’opérer le moindre changement durable, de toute évidence.

On a créé la société, cette entité corrompue. Il nous revient donc de percevoir la corruption dans notre propre vie si l’on veut laisser un monde sans violence à nos enfants. La corruption c’est la contradiction. C’est dire une chose et faire l’inverse. Ça commence là ! On trouve ensuite toutes les manifestations de la corruption dans tout ce qui est mensongé : politique, religion, et plus globalement toutes les formes d’idéologies et de croyances.


Tout être sérieux et désireux d’opérer un changement profond doit d’abord se transformer et abandonner la corruption intérieure. Cette transformation est la découverte d’une qualité de perception sans conditionnements. C'est ce qui permet de voir et de comprendre les contradictions et les conflits que nous tissons chaque instant dans nos liens et nos actions quotidiennes. De ce constat nait une action nouvelle, vraie, ordonnée, vertueuse.


Cette action est le changement. Ce constat nous amène à abandonner toute croyance et toute idéologie, car le mensonge est au coeur de la pensée traditionnelle.

Est-on capable de percevoir tout cela dans l’instant ? Silence... Il n’y a aucune réponse à formuler ni aucune réaction à encourager. Il faut juste observer attentivement sans mouvement de pensée. Est-on suffisamment honnête pour accepter cet état de fait ? La question posée ne demande là encore aucune réponse. C’est la façon dont on contemple la chose décrite qui importe, plus que la réponse à apporter. Car du moment ou l’on réagit on bascule dans la pensée responsable du désordre. Il nous faut faire la différence entre la perception directe, le constat, factuellement, et l’activité de la pensée qui dénature le fait. C’est sa façon de maintenir le status quo, de ne rien changer et de rester immobile à stagner.


Tout ce que nous avons accumulé psychologiquement est du domaine de la pensée et de l’égo. Le tout est sans valeur aucune. Il nous faut percevoir la nature erronée de la conscience avec tout son bric à brac et ses accumulations qui forment la totalité de l’égo, du moi, du je, et de s’en libérer, naturellement.


Alors que se passe-t-il ? Plus de conflits, plus de contradictions, plus de corruption, et le monde s’est transformé, car nous sommes le monde.

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