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Rien ne dure...

Dernière mise à jour : 21 nov. 2021



Trois jours sans écrire. Il faut un esprit totalement tranquille pour se reconnecter. La nuit est propice à cela, quand le bruit environnant a disparu. Il ne reste alors plus que le grincement des amarres avant, telles un métronome. Nous nous apprêtons à naviguer une dizaine d’heures demain. Nous quitterons donc la Corogne de bon matin.


C’est un drôle de sentiment que d’être en mouvement permanent. Ne pas s’attacher aux gens ni aux endroits.. L’attachement est une forme d’identification, un besoin de sécurité, psychologique. Mais la sécurité existe-t-elle vraiment ? Nous pouvons perdre un être cher, tomber malade, être licencié sur le champ, avoir sa maison qui brûle, être plaqué du jour au lendemain sans avoir rien vu venir, etc..


Rien ne dure éternellement, et pourtant tout ce que nous faisons relève du besoin de sécurité.

C'est jusque dans la mort que nous espérons laisser quelque chose à la postérité, pour ne pas disparaitre à jamais, pour que perdure une partie de nous au-delà. En somme, nous voulons que se perpétue ce que nous sommes, c’est à dire nos peurs, notre égoïsme, notre vide existentiel, notre égo surdimensionné etc.. A quoi bon ?


Ne pas rechercher la sécurité c’est vivre pleinement, sans retenue, sans la crispation et la peur de l’incertitude. C’est découvrir notre existence d’instant en instant, sans être encombré par le fardeau du passé. Car seule la flamme intérieure subsiste, et cette dernière n’a nullement besoin d’expression ni de sécurité, elle se contente d’être.

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