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Pourquoi sommes-nous si violents avec le corps des femmes ?

Dernière mise à jour : 7 mai



Tout d’abord posons-nous la question de la représentation féminine, des images et des divers conditionnements liés à l’éducation, la culture, les traditions et les modes.. Pourquoi avons-nous créé et accepté aussi facilement le concept des genres sans rien questionner et pourquoi avoir opposé l’homme à la femme ? Ne sont-ils pas avant tout des êtres humains ? Les images engendrent les divisions... Quelles sont-elles dites-vous ?

La mère, qui doit être inconditionnellement aimante et que l’on condamne bien plus violemment que l’homme si elle abandonne ses enfants ou si elle trompe son homme, qui s’avère bien souvent être son bourreau…

Devenir une femme n'a rien de naturel. C’est un apprentissage depuis le berceau, et ça commence avec la poupée, le rose et les robes... A l’école on moque les garçons faibles, c’est-à-dire sensibles en les traitant de fille, l’ultime insulte… Puis vient la demoiselle, la pré-femme dont il n’existe aucune équivalence descriptive pour le garçon..

Plus tard c’est aussi elle la garante de tous les dogmes, croyances, superstitions, pour être soumise et rester bien fidèle, pour bien accepter l’autorité sans broncher. Elle accepte son fardeau pour avoir un statut, celui de l’éducation de sa progéniture, et ça fait deux mille ans que ça dure.

Pourquoi avoir créé une différence entre ces deux êtres ? Et de quelles différences parlons-nous ?

L’un a un pénis, l’autre pas. Et alors ? L’une peut enfanter et l’autre pas. Là encore, et alors ? Quand on prend le temps de la réflexion, sereinement, sans romantisme ni émotions, on peut observer que ce qui régit l'individu est d'ordre psychologique. Nous ne sommes plus à l'âge de pierre, plus besoin de chasser le mammouth... Pourquoi avoir donné tant d’espace à la force physique et jugé, condamné la différence musculaire ?


Ce qui conditionne nos vies : ce sont les peurs, les expériences, les ambitions, les doutes, la souffrance, la peur de mourir, le besoin d’amour, la tristesse, la mesquinerie.. C'est tout le contenu de la conscience en somme. Il peut varier selon la culture et le pays, mais fondamentalement ce sont les mèmes accumulations chez l’un comme chez l’autre. Les deux vivent donc les mêmes préoccupations. La seule différence est le conditionnement, l’éducation, les traditions, la culture, le passé.


Que se passe-t-il quand on créé artificiellement une différence et qu'on oppose deux personnes ? Et bien on donne naissance à "l’autre", qui n’est plus comme vous, qui est différent, étranger. On invente un personnage qui incarne tout ce qu’on ne comprend pas. Voyez les couples autour de vous, ce sont des livres ouverts, je n’invente rien.


La violence est bien présente à tous les stades de sa vie.. La sexualité n’y échappe pas. La violence est aussi conjugale, dans le viol ordinaire de la relation sexuelle bien souvent imposée plus que désirée, consentie… L’homme prend du plaisir à la voir souffrir, gémir dans des pratiques violentes, n’ayons pas peur des mots, nous savons tous ce que cela veut dire… La pratique sexuelle pour assouvir les plaisirs de l'homme, qui devient violent s'il n'obtient pas l’objet des désirs obscènes qui l'excite… Observez aussi la pornographie et sa violence caractérisée, vous comprendrez. Et ne me parlez pas des fantasmes.. foutaises !!! Et puis il y a la prostitution imposée aux étrangères, la pédocriminalité etc… La violence des hommes est infinie.


Les exceptions existent, bien entendu, comme pour tout. Il y a heureusement des êtres plus sensibles que d’autres, et un peu moins laids, certains mème sont des anges, c'est rare...

Nous ne savons rien de l’amour, nous ne connaissons que le plaisir !

Il y a aussi la maternité et tout l’apprentissage des pratiques médicales souvent obscènes, infantilisantes et conditionnées par le pathos d'un corps médical bien souvent misogyne, arrogant et un temps soit peu « sadique » envers la femme enceinte. J’ai pû le constater de la grossesse à la naissance de mes enfants. Quel manque cruel de pudeur et de respect du corps de l’autre..


Et puis il y a les guerres des hommes et le massacre des enfants, au nom d'idéologies débilitantes… La religion n'y échappe pas non plus, avec sa condamnation du plaisir, son jugement et sa négation des instincts sexuels…

Je présente mes excuses à toutes les femmes partout dans le monde et depuis le nuit des temps pour l’éternel souffrance commise au nom d’une domination masculine vulgaire et insensible. J’y succombe moi aussi, je n’en suis pas exempt.

Mais pourquoi vouloir créer de telles différences, tant physiques que psychologiques ? Pourquoi avoir accepté de s’isoler de l’autre à ce point ? Et est-ce qu’aimer implique nécessairement d’être marié avec le sexe opposé, de signer un contrat d’exploitation mutuel et de n’aimer qu’une seule personne à l’exclusion de toutes les autres ? Est-ce de vouloir à tout prix posséder l’autre, dépendre sexuellement de l’autre et avoir des enfants pour qu’ils fassent comme nous et qu’ils ratent leurs vies ? Ou bien qu’ils soient, s’ils réussissent, aussi égoïstes et mesquins que leurs parents ? N’y a-t-il pas déjà assez d’enfants qui souffrent sur terre ? Pourquoi ne pas en adopter des qui souffrent ? Ne souffrent-ils déjà tous pas ?

Il n’est cependant pas nécessaire de vivre cet antagonisme, car nous sommes tous les mêmes, point de différences. Tous deux des êtres humains et non pas des hommes ou des femmes. Et à ce titre nous partageons la même humanité.

Il est possible de vivre ensemble sans divisions et avec le respect qu’impose de partager son existence avec un être qui souffre, avec qui on peut cheminer pour dépasser sa condition. On peut ainsi partager de l’amour et découvrir la beauté de l’existence hors des conflits. Mais que se passerait-il alors si nous abandonnions nos béquilles, nos images, nos injonctions à être comme ceci plutôt que comme cela, chacun avec son rôle et sa prétendue fonction ? Que se passerait-il si on coopérait d’égal à égal, sans affectation, avec bienveillance et honnêteté ? Si plutôt que d’incarner un homme ou une femme on incarnait deux êtres humains avec les mêmes préoccupations psychologiques, les mêmes attentes, et l’attention nécessaire pour comprendre qu’il n’y a ni dominant ni dominée, ni chasseur ni chassée, ni bricoleur ni cuisinière.


Plus de rôles à assumer, pas plus celui qui prend que celle qui donne : images véhiculée par l’idéologie judéo-chrétienne après deux mille ans de propagande. Ces anciens schémas engendrent l’injustice, l’exploitation de l’autre, la discorde et l’antagonisme. C’est insidieux, ça s’installe progressivement sur le long terme. Voyons-le factuellement car c’est bien ce qu'il se passe. L’auteur n’invente rien. Regardons les faits en soi-même, sans fuir, ni juger, ni même condamner.


Il faut un esprit sain et honnête pour entreprendre le ménage, et comprendre l’intérêt du grand nettoyage de printemps. Cela nécessite un certain recul sur la vie, du temps et de l’espace pour cheminer, afin de percevoir la vérité de ce que l’on est.


Parce qu’une fois le constat dressé, une action totale s’impose. Parce qu’il n’y a pas d’autre façon d’exister et de vivre dans un monde exempt de violence. Peut-être mème bien que la femme est l'avenir de l'homme, rien de moins.


Hommage à toutes les femmes partout dans le monde.

https://youtu.be/BMasZsKSZE4


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