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Le plaisir et la joie..

Dernière mise à jour : 25 nov. 2021



La pluie est arrivée en trombe, accompagnée de vent et du froid, signes d'une dépression et d'un front froid. Quelle joie que de contempler la nature à l’oeuvre d’un endroit où il

fait bon, chaud, et serein.


La joie et le plaisir sont deux choses bien différentes. Le plaisir est une distraction, c’est une chose entendue. Il se peut que l’auteur ait tort mais peu importe, contentons-nous d’écouter, sans essayer de traduire ce qui est dit selon nos humeurs, sans résistance et sans préjugés. Alors peut-être découvrirons nous quelque chose de nouveau.

Il y a toutes sortes de plaisirs : posséder une belle voiture, manger une viande saignante, avoir toujours raison, mentir, aller chez Mickeyland, regarder un film, faire du mal etc.. Il y a le plaisir d’accumuler de la connaissance et de véhiculer une certaine image de nous-mêmes, de tromper l’autre pour ainsi dire. Mais ce qui nous intéresse ce n’est pas quels plaisirs, mais le plaisir en soi. Il n’y a de plaisir que de ce que l’on connait, pour l’avoir déjà vécu, pour le reconnaître comme tel. Donc le plaisir est du passé et de la pensée conditionnée. Pour qu’il puisse naître, cela nécessite une impulsion extérieure, un mot, une image qui crée le désir. Puis rien que d’y penser la sensation, et de cette sensation naît le plaisir. La sensation, comme l’émotion n’est que la réaction conditionnée de la mémoire et la manifestation du "j’aime ou j’aime pas". On aime une sensation agréable et inversement. La sensation est donc le produit de la pensée. Elle n’est pas neuve mais conditionnée, appartenant au passé. Elle est une forme de distraction.


Pourquoi avons-nous besoin d’être distrait ? Et se distraire de quoi ? Se distraire n’implique-t-il pas une forme de fuite, un évitement, un façon d’oublier ce qui est de l’instant, de notre existence ?

Considérons un véhicule par exemple, il y a la nécessité de se déplacer d’un point à un autre, et puis le plaisir de posséder un Range Rover, avec l’identification associée, l’image que cela donne de nous etc.. Le plaisir est lié à l’égo, au fait de procurer une sensation agréable à cet ogre insatiable. Avec le plaisir vient la peur, ils sont indissociables : peur de ne pas pouvoir répéter la sensation demain. Il est donc question d’enregistrer un souvenir, une image, toute chose du passé. Quand on regarde un coucher de soleil, le moment où l’on se dit, "Ouah que c’est beau", le fait de le nommer crée une image qui devient plaisir, sensation, souvenir, puis peur de ne pouvoir retrouver telle sensation demain.


La joie est autre chose. Elle n’a pas sa source dans la pensée, elle n’a pas d’image associée, ni de souvenir enregistré. La joie comme l’amour, n’est pas la possession d’une expérience, ni son souvenir, c’est quelque chose de neuf, sans image, sans la séparation du moi et de l’expérience vécue. C’est une perception directe sans division, il n’y a pas de penseur.


Il n’y a pas d’expérience à vivre. Du moment où on en fait une expérience, on retombe dans le moi qui veut accumuler, se donner de l’importance, exprimer sa singularité, c’est à dire ses conflits.


J’espère que tout ceci est bien clair, car c’est en comprenant ce qu’est le plaisir, que l’on peut commencer à se libérer du connu et avancer vers l’inconnu, le neuf, le merveilleux.

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