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Le désordre est en nous.

Dernière mise à jour : 20 nov. 2021





Ça y est, la Martinique a fermé ses commerces "non essentiels" comme ils disent. Il fallait suivre le mouvement de la métropole des technocrates. La dictature sanitaire orchestrée par des incompétents doit s’appliquer partout, même si ça n’a pas de sens, que voulez-vous.. On ne peut plus s’assoir à la terrasse d’un café pour observer le splendide déclin de l’occident et de cette civilisation décadente.


Appartenir à la race humaine c’est subir la brutalité et la perfidie de ce que l’on est aussi. On n’y échappe pas, ça vous rattrape, c’est dans les gênes. Il faut être un peu sensible pour ressentir toute la violence du quotidien.

L’esprit nous réserve beaucoup de surprises. Mais la véritable violence est dans l'enfermement intérieur, psychologique. Dans ce que l’on est, piégé à force d’exister dans l’isolement et la distance règlementaire. On est encore l’enfant blessé, meurtri, à force de s’être trop comparé, jugé, evalué, conformé. On a perdu toute notre grandeur. On nous a coupé les ailes dès le commencement, dans la violence de l’autorité parentale, puis à l’école de la république, dans les règles, les principes et les contradictions. Toutes les injonctions à être et a devenir un bon petit soldat bien au pas nous ont formaté. On nous a fait bouffer du passé et des valeurs mortifères, gavé de tout ce qui est du conditionnement et des idéologies. Et il n’y a plus guère d’espace restant dans le disque dur désormais. On ne peut plus réfléchir sereinement car on est saturé, comme le foie gras atrophié des oies prisonnières qu’on a gavé pour les bouffer ensuite à Noël, avec les pious pious. Il n'est pas bon le foie gras de la mamie hein ? Pauvres bêtes. Que le plaisir est cruel...


ON EST TROP PLEIN D'INFORMATIONS INUTILES..

Quand on est si concerné par ce que l'on est et par ses ambitions, quand on est si effrayé par l’avenir et qu’on réclame de la sécurité psychologique à tout prix, on s’entoure alors de barricades et de protections en tout genre. On détruit alors la relation à l’autre, en la gardant à bonne distance, pour empêcher tout rapprochement, toute communication honnête et tout cheminement intelligent. Là se trouve la limite de l’amitié et de l'amour, qui sont les mèmes...


Il y a les conditions extérieures telles que le Covid, et puis les conditions intérieures d’enfermement. Voyez comme il est devenu impossible d’évoquer quoi que ce soit sans faire face à la polémique, sans tomber dans la controverse et la partisanerie, sans prendre parti. C’est pathétique !

Les convictions et les idéologies ont engendré des relations et des échanges sans communication. On est devenu des spécialistes du débat et de l’argumentation. On se trouve désormais comme dans les arènes du temps des gladiateurs. La vie ou la mort. Pour ou contre. Dans l’antagonisme, la division et le conflit. On est devenu des politiciens corrompus, des censeurs puérils, des juges impotoyables. Il faut absolument blesser l’autre, voire l’humilier en attendant la mise à mort. C’est le principe du sport. C’est ce qu’on nous enseigne à l'école et qu'on tente de partager avec nos enfants n'est-ce pas ? On est tellement insécure et peu confiant de ce que l’on est, car la fondation est si fragile.


Cette état permanent de non communication est ce que nous appelons "relation". Mais être en relation veut dire partager, communier. Et pour partager il faut s’entendre sur le sens des mots et non les interpréter selon ses humeurs. Communier implique voir et partager les faits ensemble, au mème instant et avec la mème intensité, voir leur vérité et contempler en nous-mêmes. Cela demande de l’humilité et de la curiosité pour découvrir comment dépasser son état de confusion. Cela implique aussi de se libérer de tout ce qui est mensongé. Il n'est pas nécessaire de vouloir à tout prix gagner un argument qui n’a pas de sens, à part celui de la distraction et de la mise en scène de soi et de l’égo.


Cet état actuel d’isolement intérieur se retrouve dans l’état psychologique de l’individu., au bord des larmes à la moindre contrariété. La tension, le doute, la fragilité et l’hyper conscience de soi sont les signes d’une décomposition de la santé mentale. Une forme de déclin de la conscience collective aussi. Pas l’ombre d’une quelconque vitalité en vue. On s’enfonce dans le néant.

Il y a bien entendu toutes sortes d’initiatives individuelles ou collectives mais toutes issues de la fragmentation et du partiel. Elles sont des coups d’épée dans l’eau et manquent cruellement de perspective globale. Chacun se bat pour défendre une partie de la vérité.

Mais une partie ne fait jamais la vérité d’un tout. L’écologie et la culpabilisation du citoyen est encore un moyen de masquer les causes du désastre écologique engendré par les industriels, les militaires, le consumérisme, l’obsession d’une croissance à deux chiffres et le profit etc..


SANS TRAITER LES CAUSES À LA RACINE, RIEN NE CHANGE FONDAMENTALEMENT.

C’est un peu comme si l’on mettait des rustines sur un Titanic. Non, il faut revoir nos certitudes car elles ne nous mènent nulle part. Tous les dérèglements que l’on peut constater sont issus de l’individu. Il n’y a rien à attendre des hypothèses ni des théories de quiconque. Attendre d’un autre esprit conditionné c’est produire encore plus de désordre. On semble refuser de voir en nous-mêmes les causes du chaos environnant. On nous a élevé à chercher les coupables chez tout ceux qui ne pensent pas comme nous. Et jamais on ne nous a expliqué qu’on était la société, qu'il ne pouvait y avoir de séparation.


L’état de division du monde est l’état des relations que l’on entretient. Il nous revient donc de nous transformer, d’agir non pas sur les facteurs extérieurs, qui ne sont que les reflets de notre condition intérieure, mais sur ce que l’on est, c’est à dire un amas de notions et de concepts erronés.

Que veut donc dire "agir" à cet instant ? Pause. Et bien c’est abandonner les images que l’on a de soi, c’est le premier pas. Voit-on le danger à ne rien changer, et à rester ce que l’on est ? Voit-on réellement que l'on est responsable du désordre que nous laissons à nos enfants, que nos parents nous ont laissé ? Au-delà des descriptions, voit-on la vérité du chaos en soi-même ou bien est-on trop occupé à penser, à interpréter, à être pour ou contre, à condamner ? Si tel est le cas, rien de ce qui est partagé n’a de valeur.


A toutes celles et ceux qui pensent que le constat, aussi cru soit-il est pessimiste se trompent. Pessimisme et optimisme sont des notions abstraites, des étiquettes pour se rassurer, des verbalisations qui définissent plutôt l'évitement face au faits, et des étiquettes partisanes sans valeurs intrinsèques.

Seul le fait a de l’importance. Le changement profond et la transformation de l’individu passent par l’attention, l’écoute puis la perception. Ça passe par la capacité à observer un fait indiscutable. Il suffit ensuite d’agir sans choisir. Le résultat est d’une autre nature. Voici la bonne nouvelle !


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