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L'état anxio-dépressif normalisé.


Quand on observe bien l'autre, c’est-à-dire le reste de l’humanité, on s'aperçoit que cette dernière est au bord des larmes, en permanence. Quand on est attentif et un tant soit peu emphatique à la souffrance de l'autre pour la reconnaître en soi-même, on se rend compte que quelque chose ne tourne plus rond. Il y a une telle insécurité psychologique, un état de tension et d'isolement intérieur, que l'on se demande parfois comment tout cela tient encore sur pattes.

Quand on observe bien l'autre, c’est-à-dire le reste de l’humanité, on s'aperçoit que cette dernière est au bord des larmes, en permanence. Quand on est attentif et un tant soit peu emphatique à la souffrance de l'autre pour la reconnaître en soi-même, on se rend compte que quelque chose ne tourne plus rond. Il y a une telle insécurité psychologique, un état de tension et d'isolement intérieur, que l'on se demande parfois comment tout cela tient encore sur pattes.


Le fait est que l’individu est déprimé. Tous ses anciens modèles et schémas s’écroulent. Les changements de paradigmes dans la société ont engendré une angoisse profonde liée au lendemain. Cette peur meuble désormais tout l’espace intérieur disponible. Le quotidien n’est que stress et mal-être. On rêve d’un ailleurs autrement, mais en attendant le bateau prend l’eau, et ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne touche le fond.


Il n’y a jamais eu époque plus narcissique que celle que nous vivons actuellement. Le grand déclin de la société occidentale s’ouvre telle une béante bouche d'égout. Adapter l’individu à un monde anxio-dépressif est la nouvelle norme sociale que l’on se doit d'accepter sans questionner. Il n'y a désormais plus de frontières entre la "normalité" et la "névrose". Elles sont devenues synonymes. On passe imperceptiblement d'un état à l'autre. Disons plutôt que ce sont les deux facettes du même état.


Le monde incarne l'esprit moderne dans la décomposition de sa faculté critique, au profit d'une culture du paraître et de l'image. La lobotomisation est au fond de l'air. Son parfum nauséabond recouvre tout. On n'y échappe plus, ça nous tient aux tripes. Bienvenue dans le cauchemar climatisé ! Le désenchantement est dans l’air du temps.


Il y a trois facteurs de souffrance qui reviennent régulièrement. Ce sont les tensions émotionnelles, l’anxiété et l’état dépressif. Les trois sont liés, interdépendants et ne forment qu’un seul trouble. Le besoin de se réaliser et la peur de ne pas réussir sont les grands responsables de cette tension intérieure sans répit. Elle donne lieu à la souffrance du quotidien.


C’est en comprenant la structure de l’ego, de l’ambition et des blessures et des contradictions que l’on peut se débarrasser du désordre émotionnel et trouver un état de quiétude permanent qui ne dépend pas des conditions extérieures.

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