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Trouver sa place dans le monde..

Dernière mise à jour : 25 nov. 2021



On a encore du mal à réaliser que la vie puisse être aussi douce, sans violence, sans aucune forme de conflits ni contradictions. Le climat y est pour beaucoup. Là où règne le froid s’usent à la besogne des gens qui ont fait du travail leur doctrine. Le travail n’est pas la santé, car pour être en bonne santé il faut pouvoir vivre avec passion, et qui peut y prétendre ? Tout ce que nous faisons c'est bosser pour bouffer, avoir un toit, des habits, gérer la scolarité des enfants, et la distraction. Sans oublier son petit verre et sa cigarette. Ce n’est certainement pas là une vie passionnée et joyeuse. Mais qu’est-ce que la joie, être joyeux ? Est-ce le plaisir ? Est-ce la réalisation de ses désirs ? Est-ce qu’avoir un bon boulot procure la joie ? Peut-on être joyeux tout le temps ou est-ce conditionné par les circonstances ?


NOUS CONNAISSONS LE PLAISIR NÉ DE L'ENVIE, MAIS NOUS SOMMES IGNORANT DE LA JOIE.


Nous recherchons les sensations. Le plaisir est une quête sans fin de sensations. Dès lors qu’un plaisir est assouvi, un autre se présente, et ainsi de suite. Et plus on y pense, plus on désire. Le plaisir est éphémère et laisse vite sa place à la frustration et à la peur de ne pouvoir répéter la sensation demain. Il y a frustration car l’objet du désir n’a nullement engendré la joie, il n’a fait qu’assouvir un insaisissable besoin de devenir et d’identification. Mais l’insatisfaction demeure.


On se construit au travers des images, en s’identifiant à elles, pour donner forme à l’égo, au je, au moi, à ce que l’on est. Avoir une belle voiture, y être attaché, prendre du plaisir à la posséder, c'est exister au travers d’une représentation, d’une image, d’un symbole. On s’identifie aussi aux idées, aux idéologies, aux croyances, aux convictions et à la souffrance.

On se crée une certaine image de soi ayant des principes, des valeurs et tout le reste. Mais si l’on observe bien, rien de tout ceci n’amène la joie, bien au contraire. L’accumulation matériel et des idées en couches successives ne fait qu’engendrer plus de conflits. Mais sans joie tout ceci n'a pas grande valeur.


On collecte par couches successives, espérant ainsi créer une existence accomplie, heureuse, en paix. Mais le fait est que le quotidien n’est que lutte, tension et frustration.

Quant à ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce schéma, ceux qui sont bien logés, nourris et blanchis, on ne peut pas non plus parler de joie car l’ingrédient principal est manquant. On observe plutôt un esprit de supériorité, de complaisance, de suffisance, un manque d’empathie et de sensibilité. Quant à ceux qui souffrent il y a urgence, car le bateau prend l’eau. Pour les autres il ne semble y avoir aucune urgence. On entretient plutôt le status quo, et on oeuvre pour sauvegarder ses privilèges, entretenir sa réussite, son statut et son image.


Se pose tout de même la question du désordre mondial et de notre part de responsabilité, le rôle qu’on peut y jouer.

La pauvreté, la souffrance, la violence, les guerres, le désastre écologique, la malnutrition, les épidémies, le pillage des ressources, l’extinction des espèces etc... Tout ceci est bien réel. Cela compromet l’avenir de nos chérubins, ce n’est pas acceptable. Et pour les plus cyniques et bien figurez-vous que tout va bien, qu’ils ne voient pas où est le problème. Ce sont les plus aveugles de tous. Ces questions se posent plus facilement chez ceux qui ont le luxe ne ne pas courir après l’argent, car ceux qui souffrent ont assez de problèmes comme ça pour s’occuper des problèmes des autres.


On ne peut avoir de la compassion que lorsqu’on est libéré des problèmes. Comment considère-t-on le désordre ? Est-ce extérieur à soi-même ? Est-ce le boulot des politiciens de les régler ? Compte-t-on sur la science et la technologie pour nous apporter les réponses adaptées ?

Le fait est que l'on est responsable du désordre, vous et moi. A force d’égoïsme et d’ambition on a créé un monde violent. Voit-on cela comme un fait indiscutable ou pense-t-on être étranger au chaos ? Si l'on est distinct des problèmes alors il n’y a rien à faire. Les solutions nous échappent. Mais si l'on voit notre responsabilité, que doit-on faire ? Comment peut-on contribuer à rendre ce monde meilleur ? On ne peut échapper à cette question si l’on est un tant soit peu sérieux et concerné. Car y répondre c’est trouver sa place dans l’univers et trouver la joie. Mais la réponse doit être totale, et non partielle. Elle doit régler la cause et non les symptômes.


Il semble qu'on soit tous occupé à traiter les symptômes, particulièrement, à petits coups d’initiatives externes, espérant ainsi que par la multitude d’actions amélioreront les choses progressivement. Ajouter à cela un peu d’éducation, et le tour serait joué, pense-t-on, espère-t-on.

Mais qu’est-ce qu’une action juste ? Existe-t-il une action vraie, totale ? Ce qui est sûr c’est que la multitude d’initiatives ne semblent apporter que des conflits, aucune améliorations en vue. On aimerait pouvoir sortir un carnet de chèque et régler ainsi les problèmes, selon ses moyens. Mais cela ne fonctionne pas ainsi, malheureusement ! La raison est très simple. On est responsable du désordre, personne d’autre. Tant qu'on ne changeons rien dans nos relations aux autres, aux choses et aux idées, et tant qu'on ne reconsidère pas sa posture, rien ne changera durablement.


Il nous faut percevoir la nature mensongère de la pensée qui a inventé toutes sortes d’idéologies, toutes plus absurdes les unes que les autres.

Il y a aussi la mémoire, les connaissances, les expériences etc. Il nous faut reconsidérer tout cela sous un autre angle. On a laissé la pensée tout gouverner mais doit-il en être ainsi ? La pensée a sa place dans certaines circonstances, techniques et technologiques pa exemple. Mais en relation avec les autres, elle est néfaste, car elle donne naissance aux images, aux divisions et à l’égo. Et c’est bien l’égo le problème du monde, rien d’autre. Le voit-on clairement dans l’instant ?


Ce n’est que lorsque l’égo a disparu qu'on peut parler d’une transformation durable, d’un monde meilleur.

Là est le salut pour l’humanité, nulle par ailleurs. Si l'on veut réellement changer le monde, il faut abandonner l’ancien cerveau et fonctionner d’un espace vierge, spontané, neuf, et non conditionné. Il faut abandonner ce qu'on a pris des dizaines d’années à construire, et abandonner les tranchées chèrement conquises. Est-on prêt à un tel renoncement ?

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