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Le voyage intérieur.

Dernière mise à jour : 30 avr.




Il y a l’aventure familiale et puis le voyage intérieur : creuser la nature humaine minutieusement, sans affect, observer les motivations en nous-mêmes les réactions et les peurs et tenter de se transformer, d’être un peu moins lourd, moins égoïste, moins laid.

Pour cela, il faut aller au-delà des contractions, du conditionnement et de tout ce qui est mensongé. Pour découvrir ce qu'est la beauté et l’amour, il faut se libérer des conflits et de la souffrance.


Il y a tant de choses à couvrir, à découvrir et à comprendre, et rien de tout cela nous a été expliqué en détail. On nous a foutu à l’école de la république pensant que le système allait faire le boulot, nous éduquer.. n’est-ce pas ? On a appris des trucs, bien sur, mais au final on n'a pas appris grand chose d'utile.

On s’est ensuite fait engloutir dans la vie bien trop tôt, trop vite, sans armes, démuni. On a vite perdu nos illusions aussi. On a compris qu’on s’était bien fait avoir. On a constaté que ce qu’on nous avait raconté ne valait pas grand chose. C’était juste du bourre mou, de la flûte péruvienne et des simulacres. Mais la vérité était toute autre. Alors on a dû se débrouiller tout seul, tâtonner, se faire avoir comme des cons, comme nos parents. Tous les grands discours sur l’amour et les valeurs, les traditions et les coups de triques n’ont fait que révéler la nature conditionnée et mensongère de l’individu.


L’autorité parentale n’est que violence et contradictions, c’est l’école du mensonge, et ça commence avec le père noël et puis Jésus christ..

On ne leur en veut même pas, pauvres bougres. Ils ont eux aussi succombé aux conditionnements, aux idéologies et aux autorités. Ils étaient bourrés de peurs et de crédulité voilà tout. On aurait tout de mème préféré plus d’honnêteté, d’humilité et moins de stérilité en tout. Par conséquent on se retrouve à l’âge mûr bien coincé devant l’existence, bien paralysé, espérant. On rêve de tant de choses, incapable d’être de l’instant présent, et fuyant la vérité de ce que l’on est devenu : petit, mesquin et hypocrite. Même l’espoir d’être ailleurs autrement engendre la contradiction et le conflit : vouloir être ce que l’on n’est pas.

Le plaisir prend le relais. On s’invente une nouvelle idéologie, en plus des autres : la quête incessante de sensations. L’hédonisme devient alors le moyen de fuir encore un peu plus, et de bien s’anesthésier l’esprit critique pour ne plus sentir rien. On soulage alors son stress existentiel à grands coups de clopes, binouses et vinasses, sex, boulot, sport, tout ce que vous voudrez. Tout y est prétexte, et tout ce que l’on semble toucher engendre un nouveau problème pour soi et puis pour les autres.


LE MONDE EST AU BORD DES LARMES, EN PERMANENCE.

Plus rien ne semble avoir de sens, à part bosser, gagner du pognon, et peaufiner sa petite carrière à deux balles. Il y a aussi le culte de l’entreprise, être chef de ceci ou de cela, oeuvrer pour la mondialisation et le grandiose écroulement du monde. Et puis un jour on se réveille et on réalise qu'on est devenu vieux. On est resté con, conditionné, endurci et figé comme une âme morte. On est même un peu plus con que ce qu’on était auparavant. Mais il est bien trop tard pour reconsidérer quoi que ce soit. On se prépare déjà au cimetière, on voudrait des funérailles confortables, des violons, de la mascarade, encore et encore..

Il est pourtant possible de trouver du sens dans la vie, d’être légitime, authentique, vertueux et honnête. On n’est pas obligé de faire semblant, et de toujours regarder ailleurs, de colporter ses bobards. Il faut être un peu sérieux tout de même, retrouver un peu de curiosité, et ne pas être centré que sur soi. Il faut aussi abandonner ses croyances, ses certitudes, avoir un peu d’humilité, et le sens de la vérité.

Il faut d’abord s’arrêter de courir après les ombres, et privilégier la lumière. On se contente vite d’une petite vie bien conforme aux attentes. On est vite à accepter son statut, son image et son rôle. On n’est pas très exigeant n’est-ce pas ? Le minimum syndical. On regarde ce que font les autres, on se compare, et puis on copie. Ce n’est pas bien compliqué n'est-ce pas, on se nivelle dans la médiocrité voilà tout. Alors on essaie de se dépasser dans tout ce qui permet l’évitement, dans tout ce qui permet de se raconter des choses pour avoir des choses raconter, pour se sentir un peu plus grand. Mais ce n’est pas là où se trouve le terrain des opérations. On ne bosse pas là où il faudrait, on se trompe juste de combat, c’est bien dommage...

LES SEULES DECOUVERTES QUI VAILLENT VIENNENT DE L'INTÉRIEUR, QUAND ON SAIT OBSERVER LE FAIT DE NOTRE EXISTENCE, ET NON L'IDÉE.

Alors on peut découvrir ce qu'est le bonheur, hors des conditionnements, des accumulations et du passé. Ainsi, être de l'instant présent permet de vivre heureux.

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