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Qu’est-ce que l’hypersensibilité émotionnelle ?


En ces temps adeptes de la complexification et de l'hyper fragmentation, de la médicalisation à outrance et plus globalement de la fabrication d'une société de malades, les sujets qui tournent autour de "l'hypersensibilité", des "HPI" et des "surdoués", des "bipolaires", des "troubles de la personnalité limite" et des "hyperémotifs" sont légion. Cela mérite qu'on s'y attarde afin de mettre un peu d'ordre dans cet univers à la sémantique hyperbranchée.  On accepte bien facilement les descriptions et les explications de spécialistes, mais ils peinent à résoudre le mal-être de ceux et celles qui les consultent. Leur seul remède semble être dans la médicalisation, les prescriptions et les médicaments qui font le business des labos. Cette démarche ne résout pas grand-chose, car elle consiste à adapter l’individu au désordre sociétal. Mais la souffrance perdure.

En ces temps adeptes de la complexification et de l'hyper fragmentation, de la médicalisation à outrance et plus globalement de la fabrication d'une société de malades, les sujets qui tournent autour de "l'hypersensibilité", des "HPI" et des "surdoués", des "bipolaires", des "troubles de la personnalité limite" et des "hyperémotifs" sont légion. Cela mérite qu'on s'y attarde afin de mettre un peu d'ordre dans cet univers à la sémantique hyperbranchée.


On accepte bien facilement les descriptions et les explications de spécialistes, mais ils peinent à résoudre le mal-être de ceux et celles qui les consultent. Leur seul remède semble être dans la médicalisation, les prescriptions et les médicaments qui font le business des labos. Cette démarche ne résout pas grand-chose, car elle consiste à adapter l’individu au désordre sociétal. Mais la souffrance perdure.


L’hypersensibilité est un terme utilisé à tort. Il est plutôt question d’hyper "réactivité", qui est le fait de devoir réagir à tout par l’approbation ou la désapprobation, dans une forme d’émotivité souvent exacerbée. Il n’est nullement question de maladie, contrairement à ce que les castes médicales en disent.


On parle aussi "d'hyperempathie". Mais qu'est-ce que cela signifie ? L'empathie, tout comme l’hypersensibilité est la capacité à ressentir les émotions et les sentiments en soi et chez les autres. Dans le langage courant elle consiste à se mettre à la place de l’autre. Dans l'excès cela donne une identification totale à la souffrance de l'autre, et un mal-être soudain qui peut durer dans le temps. On devient une éponge émotionnelle incapable de faire le tri et se protéger.


Les HE sont des capteurs d'énergie capables de décrypter les non-dits et les silences. Ils sont aussi attentifs au langage du corps. Leur sensibilité exacerbée les force à se protéger des influences négatives et à fuir les "assoiffés émotionnels". Ils ont régulièrement besoin de s'isoler dans leur bulle, dans la nature ou dans leur passion artistique par exemple.


Mais qu'est-ce que tous ces "dérèglements psychologiques" ont en commun ? Le besoin d’expression, l’ego et l’importance que l’on donne à ce que l’on est, c’est-à-dire à l'être conditionné. C’est une façon d’exister dans une manifestation disproportionnée de l’expression de soi. L’hypersensible a tendance à se trouver unique car il a un besoin « maladif » d'être aimé, par peur d'être abandonné. Les traumatismes de l’enfance sont souvent responsables de ce désordre.


Cette tendance "narcissique" pousse l’individu à accepter des explications qui le confortent. Il s’identifie alors à une certaine image empreinte de sensibilité et d’une intelligence « supérieure » qu'il s'attribue. Il justifie alors son désordre et l’accepte sans l'avoir réglé. Il a besoin de s’expliquer le phénomène en trouvant des causes externes. Mais la source du problème demeure intacte. Il se considère "malade" car il s’est convaincu que les causes ne sont pas de son ressort. Cette perception biaisée est une forme d'évitement.


Cependant il est possible de se libérer de ces affectations dès lors que l'on accepte de voir que le désordre émotionnel est une conséquence de la représentation qu’il se fait de lui-même. Cela passe naturellement par l’abandon des images et des identifications, et ce afin de se libérer des blessures du passé.

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