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Que sait-on vraiment ?

Dernière mise à jour : 15 janv.



Ça fait tout drôle de se dire qu’on repart et qu’on lève l’ancre à nouveau. Que c’est bon de tout oublier, de voyager léger et d’avancer d’instant en instant, sans l’influence du passé. Qu'il est agréable de tout découvrir à nouveau, vierge, sans image, précaire, neuf.


On avance dans la vie avec le sentiment qu’il faut savoir. On parle beaucoup d’acquérir de l’expérience et des connaissances. On a peur de se trouver sans réponse car on est tellement insécure, douteux, fragile et sans stabilité psychologique. On aime avoir réponse à tout, finir les phrases des autres, faire semblant d’être calé sur tout. On se donne de l’importance et on se complique l’existence. On ne sait plus dire qu’on ne sait pas. C’est inconcevable. On ne veut pas être piégé, démuni, en manque d’inspiration. Mais que sait-on vraiment ? Pas grand chose..


Savoir qu'on ne sait pas grand chose entretient l'humilité et la simplicité, ça permet de questionner réellement et de comprendre ce qui est, et de comprendre autrement, sans enregistrer, ni accumuler.

On ne sait pas encore ce qu’est cette forme d’intelligence, hors de la collecte d’infos et d’expériences en tout genre. Le cerveau doit rester à même d’observer sans être encombré de connaissances, afin de percevoir la nature des choses sans affectation, libre de toutes images, explications, informations biaisées, conditionnées, de seconde zone. Il est impératif de fonctionner depuis un disque dur avec un bureau vidé de ses dossiers, et dont les données ont été archivées.


On n’a pas idée de la puissance et de la capacité d’un tel disque, dont toute la mémoire vive est disponible chaque instant. On ne connait que la lourdeur de machines plombées par le poids et la quantité de fichiers en cours d’utilisation. Ces derniers sapent toute la mémoire et ralentissent l'ensemble des calculs.

Toutes ses accumulations font sur-chauffer la machine et excitent l'égo. C’est lui le gros consommateur en arrière plan, l’ogre insatiable : l’égo, le moi, la personne, peu importe la description. C’est le cerveau "traditionnel"ou la pensée en action. On s’est identifié à toutes ses accumulations. Il est gonflé à bloc, toujours prêt à imploser. Il n'y a plus de place dedans. C’est trop encombré de bric à brac. C'est usé et fatigué. Il est à remplacer par un de nouvelle génération.

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