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Avons-nous le choix ?

Dernière mise à jour : 7 mars



On a tendance à penser à tort qu'on décide de notre existence, délibérément, par choix et par volonté. Jean-Paul Sartre et tout le mouvement existentialiste est fondé sur cela : choisir, le libre arbitre, ne pas choisir est un choix etc... Balivernes !!! Que nous aimons déléguer la réflexion aux soit-disant « grands hommes ». Ces figures d’autorité sauront bien mieux que nous n’est-ce pas ? Surtout ne pas se faire confiance, ne pas observer par soi-même. Ce courant de pensée a engendré tant de conflits psychologiques, de toute évidence..

Mais qu’est-ce que le choix, choisir, avoir le choix, et pourquoi devrions-nous choisir ?

La question peut paraître simpliste mais elle ne l’est pas, bien au contraire. Est-ce culturel ?Est-ce une idée, que la vie est un processus de sélection, entre le vrai du faux, entre le bon et le mauvais, entre le bien et le mal ? Choisir entre ceci plutôt que cela. Encore un héritage judéo-chrétien. Observons quand ce processus de choix opère.


Choisissons-nous telle route plutôt que telle autre quand nous savons exactement où nous voulons allez, et que cette route précisément nous y conduit ? Ben non ! C’est seulement quand nous ne savons pas où aller, ou bien quand nous sommes incertains que le choix se pose. Mais quand nous sommes clairs sur le cap alors y a-t-il vraiment un choix à faire ? Là où il y a confusion, il y a le besoin de choisir. Et quand nous sommes très clairs alors il n’y a pas à choisir. C’est assez simple n’est-ce pas ? Donc le choix nait de l’incertitude et de la confusion. Ainsi par exemple, nous mangeons ce que nous aimons car notre palais nous l’indique. Si nous aimons le chocolat nous en mangeons, et si nous n’aimons pas le café nous n’en buvons pas. Nul besoin de choisir là encore. Donc de l’incertitude nait le choix qui en retour donne une direction, et pour la suivre il nous faut écarter toutes les autres formes d’influence.

Nous avons accepté le choix car il donne naissance au moi, à l’égo, à la pensée, au plaisir.. et cela a engendré la confusion et l’incertitude, car dès l’instant ou l’on choisit, s’installe le doute : était-ce le bon choix ?

Mais pourquoi sommes-nous confus ? Nous nous posons tant de questions sur la bonne marche à suivre, entre ceci ou cela : l’orientation professionnelle, le bon régime alimentaire, le bon parti politique. Intérieurement nous ne faisons confiance à personne, pas même à nos propres idées, elles-mêmes issues de la confusion. Alors nous sommes confus. Mais sommes-nous conscients de cette confusion ? Nous pouvons être calés sur certaines choses et confus sur d’autres. Nous pouvons aussi être dans un état de totale confusion. La confusion nait de l’incertitude. Nous sommes confus car nous avons été conditionné par la culture, l’éducation, nos parents, conditionnés à nous conformer, à être comme ceci, ambitieux, à nous battre, à être violent. Parallèlement nous voyons bien ce que tout cela a engendré dans la société : des guerres, la destruction de la nature, la violence etc... Notre culture a presque tout détruit. Et l’esprit rejette tout cela, mais ne sait pas quoi faire. Il y a contradiction alors nous sommes confus.


D’un côté nous savons ce que nous voulons : manger, un toit, du sexe, des habits, de l’argent, de ce point de vue, pas de confusion. Par contre si nous n’obtenons pas ce que l’on veut alors nous devenons violent, et l’activité de l’esprit devient confuse. Ainsi nous vivons toutes sortes de contradictions et de conflits. Le conflit est la confusion et le manque de clarté n’est-ce pas ? Nous nous sommes tournés vers tant de choses pour y voir plus clair : la foi, l’abstinence, accepté l’autorité, les politiciens etc.. Nous espérons que les choses iront mieux. Mais aucun signe d’amélioration, bien au contraire. Nous ne voyons que partiellement, et d’une façon fragmentée. Nous espérons que quelque chose de divin réglera tout ce bazar, encore un piège de la pensée.

Toutes actions nées de la contradiction et de la confusion ne font qu'engendrer plus de désordre..

Que se passe-t-il quand nous voyons la vérité de tout cela ? Du constat et de l’observation, sans vouloir rien changer mais juste de la perception totale du désordre, y a-t-il encore confusion ? Y a-t-il besoin de faire quoi que ce soit ? N’avons nous pas déjà réglé les conflits en nous-mêmes, sans efforts, instantanément ? Et n’est-ce pas là le rôle de la compréhension ?

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