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Le temps est l'ennemi de l'homme.


Mais que sommes-nous fondamentalement ? Rien, sinon une énergie, du silence et de la vitalité, sans commencement ni fin, échappant au temps. L’éternité doit exister, hors du champ de la pensée et du temps.

Les jours coulent imperceptiblement. On n’accepte de moins en moins les contraintes. Le temps est l’ennemi de l’homme. Devoir partir est vécu comme une violence. On voudrait ne plus jamais avoir à bouger, car le déplacement est l’action du temps. L’immobilité en toute chose semble le remède : le renoncement, le vol stationnaire et la fin du devenir.


Tendre vers quoi que ce soit psychologiquement est un effort vécu comme une forme de contradiction. À quoi bon chercher à devenir ce que l’on n’est pas, alors qu’on peut découvrir ce que l’on est, sans bouger, et sans aucun effort ?


Mais que sommes-nous fondamentalement ? Rien, sinon une énergie, du silence et de la vitalité, sans commencement ni fin, échappant au temps. L’éternité doit exister, hors du champ de la pensée et du temps.


On s’est créé des quotidiens répondant aux diktats de l’horloge chronologique, séquencés par les besoins d’accomplissement, prisonniers du devoir, des attachements, toute liberté absente. On est des fourmis en mouvement perpétuel, sans cesse accumulant. Arrêtons. Full stop. Joyeux. Accomplis dès le premier instant. La ligne d’arrivée et la ligne de départ se confondant. Ne cherchons plus le bonheur…


Du haut de ces rêveries, mi-éveillées, se dessinent les contours d’une nouvelle façon d’exister, plus légère, clairvoyante, juste. On troque le costume de saltimbanque pour le sari blanc et les pieds nus. Qui peut dire où le chemin nous emmène ? À quoi bon savoir ?


Il y a une différence fondamentale entre celui qui considère que dieux l’habite et celui qui s’est libéré du temps et de la pensée, invitant ainsi le silence intérieur et l’énergie cosmique. Dans le premier cas on se considère dieu soi-même, manifestant ainsi la plus haute forme d’égocentrisme. Dans l’autre cas on incarne l’absence d’ego, invitant l’humilité. On accepte de n’être rien, manifestant ainsi la plus haute forme d’intelligence. L’un relevant du charlatanisme, l’autre de l’être éveillé.


Le ciel est bleu, le vent siffle des aigus et fait tanguer le bateau. L’air tiède réconforte gentiment. L’esprit est tranquille. Le repos s’impose. Allongé, immobile, la réconciliation est déjà là.

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