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Le mariage en sursis.


Les chiffres sont sans appel, le nombre de mariages est en déclin permanent, et les divorces explosent. Ils représentent plus d’un cas sur deux, c’est énorme. Mais que se passe-t-il au sein de cette institution ? Pourquoi nous marions-nous ? Pourquoi signer un contrat pour valider son amour pour l'autre ?  On est sujet à tant d’insécurités, et puis on désire tant de choses. On s’invente alors un prince charmant, qui s’avérera plus tard être un bourreau. La féerie est de courte durée, elle cède rapidement la place au désenchantement. On rêve d’une journée de princesse. On nous a conditionné de la sorte depuis le berceau. On vit dans les images et la sublimation de ces dernières. Et puis l’illusion s’effrite avec la dure réalité de la relation à l’autre, des contradictions, de l’égoïsme, chacun œuvrant pour sa pomme.

Les chiffres sont sans appel, le nombre de mariages est en déclin permanent, et les divorces explosent. Ils représentent plus d’un cas sur deux, c’est énorme. Mais que se passe-t-il au sein de cette institution ? Pourquoi nous marions-nous ? Pourquoi signer un contrat pour valider son amour pour l'autre ?


On est sujet à tant d’insécurités, et puis on désire tant de choses. On s’invente alors un prince charmant, qui s’avérera plus tard être un bourreau. La féerie est de courte durée, elle cède rapidement la place au désenchantement. On rêve d’une journée de princesse. On nous a conditionné de la sorte depuis le berceau. On vit dans les images et la sublimation de ces dernières. Et puis l’illusion s’effrite avec la dure réalité de la relation à l’autre, des contradictions, de l’égoïsme, chacun œuvrant pour sa pomme.


Cette institution qu’est le mariage est basée sur un tissu de d’approximations et d’illusions. Mais on continue d’espérer d’y croire. On ne voit pas comment il pourrait en être autrement. Tout le monde fait ainsi n’est-ce pas, et on fait comme tout le monde. On est convaincu qu’il en sera autrement pour soi.


On vit des existences de seconde main, conformes aux attentes. Le mariage appartient au musée, avec le dinosaure et la hache de pierre taillée. C’est lui qui détruit l’amour en créant des devoirs au travers des images et du rôle de chacun. On pense qu’il est légitime de posséder l’autre : mon mari René, ma femme Lucette, comme si on possédait un camion ou une poupée Barbie. J’ai vu le changement opérer maintes fois ; des couples qui vivaient très bien sans ce contrat d’exploitation mutuel changent après être passés chez monsieur le maire de la république. Soudainement chacun incarnant sa nouvelle fonction, son nouveau statut, son nouveau rôle.


Mais l’amour implique-t-il de posséder l’autre, de dépendre sexuellement de l’autre, d’être jaloux etc. ? Ces anciens schémas engendrent l’injustice, l’exploitation de l’autre, la discorde et l’antagonisme. C’est insidieux. Ça s’installe progressivement sur le long terme…


J’ai été marié deux fois, deux échecs. Je me souviens du moment où l’on m’a mis la bague au doigt, (que je n’ai jamais supportée). J’ai eu le profond sentiment qu’on m’avait greffé un collier pour chien afin d’afficher mon nouveau statut à la face du monde. À cet instant j’ai compris que c’était mort, dans l’œuf. Je vis aujourd’hui en couple depuis 15 ans. J’ai trois enfants. C’est la plus belle histoire d’amour. Il n’a jamais eu le besoin de prétendre à quoi que ce soit. Pas d’image à véhiculer ni de besoin de réassurance. La relation honnête se suffisant à elle-même.

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