Rechercher

Le mariage dans tous ses états.

Dernière mise à jour : 15 juil.



Les chiffres sont sans appel, le nombre de mariages est au plus bas. Quant aux divorces, il n'y en a jamais eu autant. Mais que se passe-t-il au sein de cette institution ?


Pourquoi nous marions-nous ? Pourquoi signer un contrat pour valider son amour pour l'autre ? Pourquoi ce besoin de réassurance ?


Parce que nous sommes sujets à tant d’insécurités psychologiques. On s’invente un prince charmant qui s’avérera plus tard égo centré, laissant place à la désillusion. On rêve d’une journée de princesse, on nous a conditionné comme ça depuis le berceau. Et puis on aime se donner de l'importance, entretenir les images, se raconter des histoires, faire illusion… On vit dans les images et la sublimation. Et puis l’illusion s’effrite avec la dure réalité de la relation à l’autre, des contradictions, de l’égo et de l’ambition, chacun œuvrant pour sa pomme. Cette institution qu’est le mariage est basée sur un tissu de mensonges. Les divorces en attestent… Mais on continue d’espérer et d’y croire..


Nous vivons des existences de seconde main, conformes aux attentes et aux images, sans rien questionner..

Le mariage appartient au musée, avec le dinosaure et la hache de pierre taillée. C’est lui qui détruit l’amour en créant des images qu’on pense posséder : mon mari René, ma femme Lucette, comme si on possédait un camion ou une poupée barbie. J’ai vu le changement opérer maintes fois.. des couples qui vivaient très bien sans ce contrat d’exploitation mutuel changer après être passé chez le monsieur le maire de la république. Soudainement chacun incarnant sa nouvelle fonction, son nouveau statut.. affligeant. ils se sont alors conformés à un modèle usé pour bien dépendre de l’autre. Leurs expressions mutuelles sont devenues conditionnées, chacun faisant son petit cinoche, parfois même avec conviction.


L’amour implique-t-il de posséder l’autre, de dépendre sexuellement de l’autre, d’être jaloux etc. ?

Il n’est cependant pas nécessaire de vivre ces contradictions, cet antagonisme.. car nous sommes tous les mêmes, point de différences.. Tous deux des êtres humains et non pas des maris ou des femmes.. et à ce titre nous partageons la même humanité.. Il est donc possible de vivre ensemble, sans divisions, sans conflits, avec le respect qu’impose de partager son existence avec un être qui souffre comme nous, et avec qui on peut cheminer pour dépasser notre condition.. partager de l’amour, découvrir la beauté de l’existence, hors des conflits. Mais que se passerait-il alors si nous abandonnions nos béquilles, nos images, nos injonctions à être comme ceci plutôt que comme cela, chacun avec son rôle, sa prétendue fonction.. ?


Que se passerait-il si nous coopérions d’égal à égal, sans affectation, avec bienveillance et honnêteté ? Si plutôt que d’incarner un homme ou une femme nous incarnions deux êtres humains, avec les mêmes préoccupations psychologiques, les mêmes attentes, et l’attention nécessaire pour comprendre qu’il n’y a ni dominant ni dominée, ni chasseur ni chassée, ni bricoleur ni cuisinière... plus de rôles à assumer.. pas plus celui qui prend que celle qui donne, images véhiculée par l’idéologie judéo-chrétienne...


Ces anciens schémas engendrent l’injustice, l’exploitation de l’autre, la discorde et l’antagonisme.. c’est insidieux, ça s’installe progressivement, sur le long terme... Voyons-le factuellement car c’est bien ce qui se passe.. l’auteur n’invente rien.. Regardons les faits en nous-mêmes, sans fuir, ni juger, ni même condamner..


J’ai été marié deux fois, deux échecs. Je me souviens du moment où on m’a mis la bague au doigt, que je n’ai jamais supporté, telle un collier pour chien. Que des symboles.. afficher son nouveau statut à la face du monde, des images des images… A cet instant j’avais compris que c’était mort, dans l’oeuf. Je vie aujourd’hui en couple depuis 15 ans, deux enfants, et c’est la plus belle histoire d’amour sans le besoin de prétendre à quoi que ce soit.


31 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout