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La violence est-elle inscrite dans nos gênes ?


Tout d'abord qu'est-ce que la violence ? Il y a la violence physique faite à autrui et puis la violence psychologique. La première est assez simple à observer tout autour de nous, tandis que la seconde est plus subtile. Elle porte sur la violence des mots, la méchanceté verbale, les insultes, la pression psychologique et l'intimidation. Et puis il y a une violence intérieure liée au jugement, à la comparaison et au conformisme.


Tout d'abord qu'est-ce que la violence ? Il y a la violence physique faite à autrui et puis la violence psychologique. La première est assez simple à observer tout autour de nous, tandis que la seconde est plus subtile. Elle porte sur la violence des mots, la méchanceté verbale, les insultes, la pression psychologique et l'intimidation. Et puis il y a une violence intérieure liée au jugement, à la comparaison et au conformisme.



Lorsque l'on se dit chrétien, musulman, juif, indien, bouddhiste, européen ou ce que vous voudrez, on est violent. On engendre la division, le conflit et la violence en se séparant du reste de l'humanité. Si l'on cherche vraiment à comprendre ce qu'est la violence, alors on n'appartient plus à aucun pays, à aucune croyance, à aucun parti politique, à aucun genre. On devient alors partie intégrante de l'humanité. La violence extérieure n'est pas différente de la violence intérieure. Il y a les guerres, la violence du nationalisme, les conflits religieux, raciaux et communautaires, tous encouragés par des idéologies en opposition, les unes contre les autres. Toute cette violence extérieure est-elle bien différente des innombrables conflits que l’on porte en soi ? Non.



On est violent car on entretient la vanité, le mensonge, l'hypocrisie, le calcul, l'ambition etc. On fait illusion en fonction des circonstances et des intérêts. Mais on est à l'origine de tous les problèmes, vous et moi, sans nul doute. Or pour changer les conditions extérieures du désordre mondial il faut d'abord se transformer intérieurement. Ce qui se passe autour de soi est le reflet de ce que l’on est intérieurement. Ainsi, on est le monde.



On est si impatient d'aller aux urnes pour contribuer à rendre les choses meilleures, convaincu que cela fera la différence. On parle d’obligation civique et de responsabilité collective. Cependant on est incapable d'opérer le moindre changement en soi-même. On préfère l'illusion et l'hypocrisie. On aime penser que les problèmes viennent de l'extérieur. On évite ainsi la responsabilité liée à notre mode de vie essentiellement égoïste et consumériste. On refuse de voir qu’on est responsable du désordre. Mais si on ne change rien intérieurement, rien ne changera extérieurement. C'est assez simple à comprendre n'est-ce pas ?



L'espèce humaine n'a pas évolué au fil des siècles. Le monde est ravagé et les choses vont en s'accélérant, et de façon exponentielle. Comprendre sa responsabilité dans le monde permet de porter la responsabilité de changer le monde, c’est-à-dire de changer notre façon de vivre. C’est en refusant notre mode de vie contradictoire qu’on peut se libérer de la violence.


La violence n’est pas nécessairement de tuer ou de blesser quelqu’un. Elle se cache dans la pensée de celui qui veut ressembler à un autre, ou qui tente de se perfectionner. Et se perfectionner est l’opposé d’être libre de comprendre d’instant en instant. Il y a aussi de la violence dans le jugement la culpabilité. On craint l’opinion publique. On craint de ne pas réussir, de ne pas se réaliser, de manquer une occasion. Tout cela baigne dans ce sentiment de culpabilité. C’est la peur qui pousse l’individu à chercher une autorité.


Seul l'esprit qui n'est pas n'est pas limité par les opinions et la comparaison peut percevoir ce qui est vrai et agir sans violence.

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