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La violence de l'autorité.

Dernière mise à jour : 18 avr.


L’autorité est issue de l’élaboration d’un modèle, d’un système basé sur une réflexion que d’autres vont suivre aveuglément, y trouvant du réconfort et du plaisir. Ainsi, des normes, des modes de vie et des comportements sont établis psychologiquement, politiquement, ou religieusement. Seul l’esprit peureux et crédule trouve une certaine satisfaction à suivre la direction imposée par un autre. Cela donne naissance à une catégorie d’individus de seconde main.


Nous sommes dépendants de l’autorité : celle de nos parents, de la tradition, de nos expériences et de notre savoir accumulé, du passé, des spécialistes en tout genre, des institutions, du professeur, du psy, du prêtre, par la société, la culture, du regard des autres, de leur jugement etc etc… Nous sommes conditionnés par ses autorités. Et là où il y a autorité, il y a conformisme, imitation, comparaison, suppression, contrainte, adaptation, résistance violence.


Nous nous comparons tout au long de notre éducation, à l’école, avec le système des notes, des examens, et des premiers de la classe. Les sports et la compétition n’échappent à la règle. Se comparer à un autre est destructeur et engendre la violence intérieure, puis extérieure. Ainsi se comparer à un autre c’est devenir agressif et violent. La violence n’est pas nécessairement de tuer ou de blesser quelqu’un, elle se cache dans la pensée de celui qui dit « je dois ressembler à un tel, je dois donc me perfectionner.. ».

Se perfectionner est l’opposé d’être libre; libre de comprendre d’instant en instant.

Nous sommes des esclaves du devenir et de la projection dans le temps : vouloir être ce que l’on est pas. La comparaison et le conformisme suscitent le conflit, la suppression et la souffrance. Quand on prend conscience du conditionnement intérieur qui est le fruit de l’autorité, du conformisme à la tradition, à ce que les spécialistes disent, à ce que la famille pense, au poids de notre éducation.. alors on comprend qu’il n’y pas de liberté dans cet enfermement.

Il ne peut effectivement y a voir de liberté là où règnent l’autorité et le conformisme.

Ces derniers engendrent une dépendance intérieure et suscite la peur. C’est l’esprit dépendant qui qui créé la confusion et le désordre intérieur. Voir tout cela sans demander comment s’en libérer permet de s’en libérer. On peut percevoir les choses clairement dès lors qu’on s’est débarrassé de la dépendance, et que la peur engendrée par la confusion disparait.


Cela demande une certaine qualité d’observation, un esprit honnête et qui questionne, pour examiner en soi avec lucidité si l’on est affranchi de toute autorité. De ce constat une action juste est possible, qui n’est plus fragmentée ni divisée.

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