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Du fait et de l’idée.

Dernière mise à jour : 11 janv.




Regardez ce duc-d’Albe, que voyez-vous ? Il y a ce dernier et puis son reflet dans l’eau, donnant l’illusion d’une grandeur qui n’est pas réelle. La vraie longueur est la partie émergée, l’autre est un effet d’optique, une illusion.


Notre vie est similaire à ce duc-d’Albe, il y a l’idée qu’on s’en fait et le fait de ce qu’elle est réellement.

Nous passons la plus grande partie de notre vie à imaginer ce qu’elle pourrait être, devrait être, mais rarement le fait de ce qu’elle est. Ce qu’elle est nous dérange, nous préférons éviter de voir, alors nous inventons demain, l’avenir etc.. c’est bien plus commode.


Nous privilégions l’illusion plutôt que la vérité de l’instant.


Nous ne parlons pas de réalité mais bien de vérité, car est réel ce que nous imaginons être, mais cela n’en fait pas une vérité. La vérité c’est le fait, c'est ce qui est indiscutable, comme le soleil, la lune ou bien l’état conflictuel de nos relations. L’idée est tout autre chose, cela nous permet d’inventer des dogmes, des religions, des illusions, toutes choses mensongères. Vivre sa vie hors des conflits et des contradictions c’est voir le fait de ce qui est et non l’idée.


Voir le fait de l’instant permet de changer l’état des choses, car toute compréhension engendre une action totale. Être dans l’idée c’est entretenir l’état de désordre intérieur, réagir à la vie et perpétuer le conflit et la souffrance. Voir c’est modifier le cours de son existence car de cette compréhension nait une action qui est vraie.

Si vous voyez un serpent qui s’apprête à vous mordre, vous vous écartez du danger, naturellement. Ce n'est qu'ensuite qu'intervient la pensée, et vous avez peur. Vous vous dites alors : je viens d’échapper à la mort. Mais le danger n’est plus, il est déjà passé. La compréhension et l’action immédiate sont comparables au fait, et la peur à l’idée. Nous vivons dans les idées, dans le connu, dans la pensée, au travers de réactions conditionnées. Il n'y a ainsi rien de neuf, que du passé revisité. Et nous appelons cela vivre. Mais vivre dans le vrai sens du terme, n’est-ce pas plutôt découvrir chaque chose pour la première fois ? Savez-vous ce que veux dire le mot innocence ? Ne pas blesser et ne pas être blessé.


Notre existence est comparable à un disque dur. Nous enregistrons en permanence : des expériences, des souvenirs, des blessures (verbales ou physiques..), de la connaissance. Que des choses du passé. Nous sommes encombrés du passé, identifiés à tout ce contenu.

Être libéré du passé, ne pas enregistrer de blessures, ne pas s’identifier à la souffrance, c’est vivre chaque instant de façon nouvelle, spontanée, comme les enfants quand ils ne savaient rien, innocents.

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