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Questionner la vie.

Dernière mise à jour : 25 avr.



A quoi bon questionner l’existence quand on peut ronronner près du poêle, endormi ? Pourquoi remettre en cause notre mode de vie, ses petites habitudes, quand il est si confortable d’en faire abstraction ? Est-on si calé avec soi-même et avec les autres ? A-t-on compris la nature de nos multiples conflits et de l’état du monde qui nous entoure ?


On ne semble pas y prendre place, pas y être invité, pas être légitime. Est-ce parce qu'on fainéant dans l'âme ? Est-ce parce que tout cela nous dépasse ? Est-ce parce qu’on s’est laissé déborder ?


Nous préférons espérer, inventer une réalité qui nous arrange et dans laquelle la vérité est absente, puis s’en convaincre. Nous acceptons si facilement la duperie, les leurres.

L’état actuel de toute chose reflète tout ce que l’on ne comprend pas : soi-même.

La routine du quotidien nait de notre inattention. On est bien trop occupé à travailler sur soi-même, à se perfectionner, à accumuler des expériences. On entretient le passé comme on entretiendrait une maison en ruine. On est si peu exigeant de la vie qu'on se contente trop facilement de ses petits plaisirs et de ses grandes souffrances. On se raconte qu’il y a moins bien loti et que ça pourrait être pire. On vit un état de complaisance et de quant à soi déconcertant.

Le monde semble être une réalité extérieure à soi-même, et dans laquelle on ne peut influer. Alors on opte pour le banc de touche, le strapontin et les coulisses. Surtout pas la scène, là où tout se joue.

On est bien trop peureux, incertain, confus. On préfère laisser cela aux spécialistes : politiciens, éducateurs, corps médical, gourous, autorités et charlatans en tout genre. Aux experts de la méthode, de la technicité et de l’enfumage. Il n'y en a pas un pour relever l’autre. Aucune approche holistique en vue. Ce n'est que de la fragmentation, du partiel, du biaisé, du désordre, de la déception.

Mais l’existence peut s’avérer merveilleuse, joyeuse, spontanée. Si seulement on abandonnait les tranchées chèrement conquises. Si seulement on faisait table rase du passé, de l’avenir. Si seulement on pouvait être attentif et déployer toute l’énergie nécessaire à la réalisation de ce que l’on est, d’instant en instant, comme le colibri en mode stationnaire, immobile et totalement vivant.

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