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L'éducation traditionnelle.



C’est en voyageant léger que l’on va le plus loin. Ainsi, ne plus être encombré par les soucis du quotidien permet à l’esprit d’être agile et peu encombré. C’est aussi en vivant simplement qu’on peut rester alerte et apprendre de tout. L’apprentissage de la vie est une chose vivante et non pas figée. Cependant l’éducation telle qu’on la connaît consiste à entraîner la mémoire de façon mécanique, obtenir un diplôme pour ensuite avoir un emploi. Or sans compréhension globale du sens de l’existence, l’éducation a bien peu de valeur.


Ce que la société offre aujourd’hui comme éducation est une forme de violence : les examens, la compétition, les velléités ambitieuses. On est élevé dans la comparaison et l’évaluation. Comparer les élèves et les évaluer détruit leur élan. C'est une façon destructive de se préparer à la vie. Mais peut-on vivre sans se mesurer à l’autre ? Avec son approche d’évaluation et de notation, le système scolaire force l’individu à se conformer aux standards définis par des énarques autistes. Il est obsédé par une méthode standardisée, un programme scolaire qui doit être ingurgité au pas de charge, et la mise en conformité d’élèves qu’elle considère comme une masse uniforme sans aucun discernement. Les enfants sensibles doivent s’habituer à la violence du gavage et des traumatismes.


Mais on omet d’enseigner l'essentiel : observer ! Au lieu de cela, on nous bourre de matières indigestes : la scolarité. On nous explique qu'il faut être bac +22 si l’on veut prétendre à un poste de technicien de surface. Nos parents souhaitent faire de leur progéniture ce qu’ils auraient aimé être. Dans les deux cas ils réussissent au mieux à en faire des adaptés à un monde malade, au pire à en faire des névrosés invertébrés. Ils étouffent la flamme qui les anime pour en faire des êtres sans chaleur.


On privilégie la performance et le retour sur investissements plutôt que l’épanouissement et le bien-être. Mais le calcul n’est pas le bon, car on troque un diamant contre un vulgaire caillou. On y perd au change finalement. Tous ceux qui "réussissent" sont pitoyables. Ils sont experts dans l’exploitation de l’autre à des fins mercantiles, mais leur vie est semée d’échecs. Sentimentalement, c’est le désert. Ils accumulent les divorces, les gardes alternées et les pensions alimentaires, en plus de la souffrance et du traumatisme des enfants. Ils sont dépressifs mais vous expliquent que ça va mieux, qu’ils consultent un psy, que tout est de la faute de l’autre, qu'ils sont les victimes. Mais ils ne comprennent toujours rien. Ils continuent à stagner dans la médiocrité.


Ce qui nous manque voyez-vous ce n’est pas de l’éducation traditionnelle, mais un enseignement plus pragmatique, et des outils bien plus adaptés. Des instruments qui servent à mieux comprendre l’individu et la nature de ses problèmes. Rien de tout cela nécessite de la connaissance. Mais on ne nous a pas montre comment penser. On s'est seulement focalisé sur le quoi penser, qui n’est que l’accumulation de connaissances. C’est pourtant cela le vrai rôle de l’éducation, et non pas de savoir à quelle méthode se conformer.


Il manque un ingrédient indispensable : l’amour. On trahit nos enfants en les abandonnant dans le système scolaire, par égoïsme et par ambition. On attend des enseignants qu’ils éduquent les enfants à notre place. Cependant dans l’apprentissage de la vie il n’y a point d’enseignant ni d’élève. On est tous en apprentissage. On avance en découvrant combien il faut être libre de toute conclusion, et de tout système de pensée. Le formatage limite le champ des possibles et contraint l’esprit à entrer dans une boîte contre son gré. Il ne fait qu’imposer de la résistante à toutes celles et ceux qui souhaitent garder leur singularité.


Avancer en toute autonomie sans jugement ni comparaison, c’est découvrir que l’on peut se faire confiance et qu’il n’est pas nécessaire de lever le doigt pour qu’on vous autorise. Tâtonner, chercher par soi-même, se tromper puis recommencer : les bases d’une nouvelle vie se dessinent sans la compétition, les notes, la mesure et le jugement.

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