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Comment se libérer d'une addiction ?


Une addiction est une identification et un renforcement de l'ego. Mais comment cela se passe-t-il ? Il y a tout d'abord la marque et l'image publicitaire que celle-ci véhicule, et à laquelle on s'identifie. Ex. Marlboro. On trouve le cow-boy, le cheval, la veste en jean, les grands espaces du far West, la liberté et la cool attitude d'un mode de vie non conformiste. Puis il y a la gestuelle que l'on adopte, toujours la même : ouvrir le paquet, enlever l'aluminium, prendre la cigarette, l'allumer, la porter à sa bouche etc. La consommation peut alors commencer.

Une addiction est une dépendance n'est-ce pas ? Être dépendant de quoi que ce soit entraîne une perte de liberté ainsi qu’un asservissement psychologique et physique. Mais pourquoi devient-on addict ?


Prenons la cigarette par exemple. On décide souvent de commencer à fumer à l’école pour afficher une certaine image. Puis on découvre ensuite le désir, la sensation, le plaisir et l'effet de la drogue. N'ayons pas peur des mots !


Une addiction est une identification et un renforcement de l'ego. Mais comment cela se passe-t-il ? Il y a tout d'abord la marque et l'image publicitaire que celle-ci véhicule, et à laquelle on s'identifie. Ex. Marlboro. On trouve le cow-boy, le cheval, la veste en jean, les grands espaces du far West, la liberté et la cool attitude d'un mode de vie non conformiste. Puis il y a la gestuelle que l'on adopte, toujours la même : ouvrir le paquet, enlever l'aluminium, prendre la cigarette, l'allumer, la porter à sa bouche etc. La consommation peut alors commencer.


On tire la première bouffée que l’on garde dans ses poumons un certain temps. C’est ce qui procure les premières sensations. Un léger tournis s’invite. Observez bien tout cela et soyez attentif, car c’est bien ce qui se passe. On recrache ensuite la fumée telle une cheminée dans le froid de l'hiver. C’est un geste très visuel. Ça évoque des images. Cela contribue au rituel. Arrive ensuite le plaisir sollicité du premier "rush" éprouvé mentalement. Puis la sensation de brûlure dans les poumons, surtout quand c'est la première de la journée. On éprouve alors une légère anesthésie de l'esprit. Le venin toxique vient d'agir. Il procure déjà un léger décalage de perception avec ce qui nous entoure. C'est précisément l'effet que l’on recherche. On y est. On le tient, c'est pour ça qu'on a signé.


Fumer consiste en une série d'automatismes qui modifient la perception et agit comme une drogue dont on retire du plaisir. Le plaisir est une sensation. Il n’y a de plaisir que de ce que l’on connaît, pour l’avoir déjà vécu, pour le reconnaître comme tel. Le plaisir est donc du passé et de la pensée conditionnée. Pour qu’il puisse naître il faut une impulsion extérieure, un mot, une image, un stimulus. Puis rien que d’y penser une sensation se fait sentir. De cette sensation va naître le désir, puis le plaisir. La sensation, comme l’émotion, n’est que la réaction conditionnée de la mémoire.


Le plaisir est lié à l’ego et au fait de procurer une sensation agréable à cet ogre insatiable, toujours en quête de plaisirs. Avec le plaisir vient la peur. Ils sont indissociables ; peur de ne pas pouvoir répéter la sensation demain. Il est donc question d’enregistrer un souvenir, une image, toute chose du passé, et de vouloir la répéter demain, telle une projection dans l'avenir. Le plaisir n’est qu’une forme d’identification.


Ce que l’on dit, c'est que l'addiction est avant tout une habitude faite d’actions mécaniques et routinières, en vue de procurer du plaisir. C'est dans l’inattention que l'habitude s'installe. Une habitude est une action mécanique, qui piège l'esprit dans le connu et le prive de liberté d'action. L'action de la drogue modifie ensuite la perception et agit comme un soulagement face aux diverses tensions internes.


Sans une compréhension globale, il est très difficile de se libérer d'une addiction. On se raconte alors qu'il y a le manque physique, la nécessité de diminuer, de compenser, d'y aller progressivement et tout ce non-sens. On troque alors une addiction pour une autre, mais le problème fondamental de la fuite demeure. On se réfugie dans les excès de sport, de travail, de sexe, de nourriture etc. Toutes les compensations sont bonnes. Mais quand on observe tout le processus de l'addiction et que l'on identifie les tensions, les images et l'ego, il est alors possible de s'en détacher sans effort.


On est habitué aux méthodes et aux systèmes. On est incapable d'observer un fait sans le fuir, le condamner ou le justifier. Une addiction répond à un mécanisme psychologique bien précis. Une fois le constat dressé, c’est-à-dire une fois le danger identifié, on s'en écarte, naturellement. Il n'y a rien d'autre à faire. C'est par le constat qu'on se libère.

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