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Arrêter de se juger et de culpabiliser.

Dernière mise à jour : il y a 2 jours



La culpabilité est un concept exploité par la religion judéo chrétienne pour asservir les êtres. On vous juge coupable de tous les travers selon l'arbitraire des autorités, et puis on vous demande de vous conformer et de vous repentir. Nous avons deux mille ans de propagande religieuse à évacuer, les effets sont insidieux, c'est entré dans la culture et l'éducation..


On se juge quand on se compare et que l'on tente de se conformer à un modèle, une idéologie, une tradition ou toute forme d'autorité etc.. Mais que veut dire être coupable ? Et qui juge de cette culpabilité ? Nous ne parlons pas ici de la justice sociale et des crimes que cette dernière juge devant les tribunaux. Le jugement est basé sur la moralité, qui est profondément immorale. Ainsi nous portons le poids d'une culpabilité sans fondement, comme un fardeau, pour avoir le droit d'exister illégitimement dans un monde profondément malade.


On craint l’opinion publique, on craint de ne pas réussir, de ne pas se réaliser, de manquer une occasion; et tout cela baigne dans ce sentiment de culpabilité - on a fait une chose qu’il ne fallait pas faire. La culpabilité est présente au cœur même de nos actions; on est riche et d’autres sont pauvres et en mauvaise santé; on a de quoi manger et d’autres n’ont rien à manger. Plus l’esprit se pose de questions, plus il cherche à pénétrer, à explorer, et plus grand est le sentiment de culpabilité, d’angoisse... La peur est cet impulsion qui nous pousse à chercher un maître. Cette dernière est ce vernis de respectabilité, ce à quoi nous tenons tant: être respectable.

La peur est, en l’homme, l’énergie qui détruit. Elle flétrit l’esprit, elle gauchit la pensée, elle conduit à toutes sortes de théories extraordinairement habiles et subtiles, de superstitions, de dogmes et de croyances.

L'esprit paresseux trouve une certaine facilité à suivre une direction donnée par un autre. Ainsi, le disciple accepte l'autorité dans l'espoir d'obtenir une satisfaction. Il s'y cramponne et ainsi renforce la domination. Un disciple et donc un individu de seconde main. Il imagine avoir quelques idées originales parce qu'il est conditionné à suivre et à imiter. Nous nous soumettons à toutes sortes d'autorité. Un esprit en qui la mémoire a été cultivée fonctionne dans la tradition en répétant des souvenirs mécaniquement. Il est incapable d'accepter ce qui est de l'instant. Il est alors impossible de percevoir quoi que ce soit de neuf à travers le bruit de cette répétition.


Ce n'est seulement quand on abandonne le vieux sans effort particulier, et que l'on est un temps soit peu sérieux, à l'écoute, quand on est capable d'être totalement attentif, alors il est possible de connaitre ce qui est de l'instant présent.


Nos motivations sont toutes issues de la pensée qui espère gagner quelque chose, par intérêt pour ainsi dire.

Et puis il y a les peurs : peur de mourir, de se tromper, de la maladie, de la souffrance, de la solitude, du vide intérieur etc etc. Ensuite on nie la peur, plutôt que de l’observer et de s’en libérer, ce qui a pour conséquence de susciter la fuite en avant. Et ça donne lieu à l’espoir, au besoin de croire, à la crédulité, et la crédulité est hypocrite. On se met à accepter des contradictions, des mensonges, sans rien questionner.

On enferme et on nie l'esprit critique, pour gagner une promesse, un billet de loto, un passeport pour le paradis. On fait abstraction de tout bon sens, on se met à croire des mots qui n’ont absolument aucun sens.

C'est une chose que d'imaginer et une autre de percevoir ce qui est, réellement. Il n'est pas très compliqué de voir ce qui est, en revanche il est difficile d'en être libéré. La raison est simple, la perception est altéré par des notions de jugement, de comparaison et de désir. Ainsi on fonctionne à travers des images de soi, et la pensée s'établie dans l'ombre de ces dernières, à l'intérieur de ses limites. Le moi devient alors une représentation, un concept abstrait qui donne naissance au conflit entre qui est, et ce qui devrait être : le conflit et la contradiction de la dualité.

Comme nous l'avons évoqué, il y a toutes sortes d'autorités dont nous dépendons, intérieurement et extérieurement.

Il y a l'autorité de la tradition, du passé, de la mémoire, des expériences, des connaissances etc.. La question qui se pose désormais est la suivante : Comment un esprit si conditionné par l'autorité, l'imitation, le conformisme, et l'adaptation peut-il écouter ce qui est neuf ?


Si l'on peut vraiment percevoir le fait que la pensée porte tout le poids du passé et des conditionnements divers, qu'il est conditionné par les autorités de toutes natures et qu'il croule sous le poids du passé qu'il porte diligemment comme un fardeau, qu'il n'est pas libre de voir complètement, alors il se libère du passé instantanément, et sans effort. Être libre implique extirpation de toute autorité intérieure.

Seul l'esprit qui n'est pas n'est pas limité par les opinions et la comparaison peut percevoir ce qui est vrai, et agir librement.
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