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Changer de vie, mais comment ?


On considère souvent l’inconnu avec défiance, voire avec de la peur. On y voit un danger potentiel d’aller découvrir autre chose que la routine du quotidien. On a tendance à évoluer dans la sécurité psychologique et le connu. Mais ce mode de vie ne permet pas de se libérer des conflits, bien au contraire.

On considère souvent l’inconnu avec défiance, voire avec de la peur. On y voit un danger potentiel d’aller découvrir autre chose que la routine du quotidien. On a tendance à évoluer dans la sécurité psychologique et le connu. Mais ce mode de vie ne permet pas de se libérer des conflits, bien au contraire.


Les vrais dangers se trouvent ailleurs. Ils commencent dès la tendre enfance. On est élevé à croire, à être bien sage, à faire sa prière avant de se brosser les dents. Puis il y a l’autorité parentale. Cette éducation est une forme de violence qui impose à l’autre de faire ce que les parents ne font pas. Viennent ensuite l’école de la république et son apprentissage du bon citoyen. Il est question de la glorification de son pays et de ses chefs guerriers. On nous prépare à être conforme à une société violente. Voilà où se trouvent les vrais dangers.


Quitter les rails et prendre un chemin de traverse permet de découvrir ce qu’est la grande aventure humaine. Mais on a la fâcheuse tendance à vouloir que les conditions soient favorables pour entreprendre le moindre changement. On se complaît dans l’aberration de la métropole car on se raconte qu'on ne gagnera jamais autant en province. On se convainc qu'il n'y a aucun boulot qui nous attend ailleurs et que le chômage est partout etc. Bref, toutes les excuses sont bonnes pour stagner dans les habitudes. Il nous faut des gages de sécurité pour bouger croyons-nous, mais ça ne vient jamais. Attendre des circonstances qu’elles soient propices est une illusion et forme d’immobilisme.


En revanche l’action totale génère son propre élan et ses propres réponses, naturellement. Réaliser intellectuellement n’est pas suffisant. Les idées sont sans valeurs. Idéaliser entraîne de la complaisance. Se complaire c’est vivre une existence hypocrite. Ce qui nous retient c’est l’argent. On est obnubilé par l’accumulation d’argent et le pouvoir qu’il procure. Ainsi, on se compromet pour l’argent en niant notre besoin fondamental d’équilibre.


Seul l’esprit honnête peut changer de vie s'il le souhaite, et accomplir quelque chose en accord avec sa nature profonde.

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