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Changer de vie, mais comment ?

Dernière mise à jour : 11 janv.



On considère souvent l’inconnu avec défiance, voire avec de la peur. On y voit un danger potentiel d’aller découvrir autre chose que la routine du quotidien. On évolue ainsi dans la quête de sécurité psychologique permanente. Ce mode de vie ne nous permet pas de nous libérer des conflits et des contradictions, bien au contraire…


Les vrais dangers se trouvent ailleurs. Cela commence dès la tendre enfance, élevé à croire, à être bien sage, à faire sa prière avant de se brosser les dents. Ça commence avec l’autorité parentale, cette éducation dans une forme de violence qui impose à l’autre de faire ce que les parents ne font pas. Puis vient l’école et son apprentissage du bon citoyen et la glorification de son pays, de ses chefs guerriers, du nationalisme et ses divisions.


En somme, on nous prépare à être conforme à une société malade, sans jamais rien questionner. Voilà où se trouve les vrais dangers. Quant à la peur, elle n’est que la conséquence de la pensée, le fait d’y penser.. Mais dans le fait d'agir il n’y a nulle peur, seulement la joie d’oeuvrer..


Quitter les rails et prendre un chemin de travers, c’est découvrir ce qu’est la grande aventure humaine, la découverte de soi et la beauté de l’existence hors de la pensée, des peurs, de la médiocrité du quotidien, de sa routine et de son besoin de réassurance.

Mais l’individu a la fâcheuse tendance à vouloir que les conditions lui soient favorables pour entreprendre le changement. Il se raconte qu'il ne gagnera jamais autant que dans la métropole, qu'il n'y a aucun boulot qui l'attend ailleurs, et que le chômage est partout etc.. Bref, toutes les excuses sont bonnes pour stagner dans les habitudes. Il a besoin de gages de sécurité pour bouger se dit-il, mais ça ne vient jamais..


Attendre des circonstances qu’elles soient propices est une forme d’immobilisme, engendrée par la le poids de la pensée.

En revanche l’action totale génère son propre élan et ses propres réponses, naturellement. Cela n'est possible que par l'attention qu'on porte à son quotidien. Il faut voir le désordre et vouloir réellement trouver l'ordre; car c'est le constat qui libère. Et le fait est qu'on ne sait pas regarder le fait de notre existence, on le fuit, on l'idéalise, puis on le justifie.


Réaliser intellectuellement n’est pas suffisant, car les idées sont sans valeurs, elles ne sont pas des faits.. Idéaliser est une forme de complaisance.. Se complaire c’est vivre une existence mensongère. Car seul l’esprit honnête peut changer de vie s'il le souhaite, et accomplir quelque chose de vrai.

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