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Apprendre que l’on a un cancer...

Dernière mise à jour : 7 mai



Qu'est-ce qu'une maladie ? Avant que l'on ne nous apprenne l'existence d'un "cancer" nous n'avions probablement aucune image sur le sujet, et nous n'avions surement pas considéré être affecté par une quelconque "pathologie" n'est-ce pas ?


Nommer ainsi les choses donne à penser que nous sommes atteints d'une sorte de maladie grave, voire incurable. Et maintenant nous voilà accablé par le poids de la description, la "maladie", qui tend à rendre la chose complexe et technique. Le terme n'aide en rien à mieux comprendre, bien au contraire, il stigmatise et engendre la peur.

Tout d’abord il faut écarter toute la sémantique médicalo technico abstraite préemptée par les spécialistes de la complexification et de la maladie. Ces derniers fonctionnent depuis le microcosme de leur savoir et de leur autorité. La santé leur échappe bien souvent car ils manquent de vision holistique sur ce qui constitue réellement notre existence globale, et des dérèglements liés à un mode de vie conflictuel. Le terme, la description n’est jamais la chose décrite.


Rien de tout cela ne permet de mieux comprendre nos conflits ni de nous en libérer, bien au contraire. Elle nous enferme dans un statut voilà tout. Il est aussi impératif d’abandonner les images associées qui nous conditionnent, et d'observer simplement en nous-mème les réactions, les peurs et les contradictions liés à l'inconnu. Regarder les faits sans fuir ni condamner, c'est voir la vérité de notre existence.

Puis nous nous devons d’observer la nature du dérèglement afin d'établir les liens avec notre mode de vie. Il y a l'alimentation, le stress, les tensions, les conflits, les contradictions, les peurs, et toutes sortes de facteurs externes aussi bien qu'internes. Ce que l'on nomme en général « maladie » est en réalité une conséquence, un effet lié à une cause non pas physique mais psychologique.


Mais nous sommes devenus des champions de l'évitement. Notre quotidien n'est que fuite permanente. Nous attendons des autres qu'ils règlent nos problèmes, tels des assistés de la dernière heure. Dès qu'on peut nous filer un pilule ou un vaccin miracle on n'en demande pas plus, convaincu que ces derniers nous soigneront. Nous accumulons ainsi dans le corps toutes sortes de produits issus de l'industrie pharmaceutique, convaincus de leur bien fondé. Nous ne faisons jamais confiance à la capacité du corps et de l'esprit à réguler et à combattre naturellement les bobos occasionnels.


Notre vie est basée sur le principe de la fuite. Nous fuyons au travers des distractions, des sensations et dans l'incessante quête de plaisirs. C'est notre façon d'éviter de régler les vrais problèmes : ceux que nous engendrons en nous-mème et tout autour de nous.

Dès l'instant où nous sommes prêts à remettre notre vie en question, à faire le constat honnête de ce que nous sommes : égoïstes, mesquins, ambitieux, violents, etc.. et à nous transformer profondément, le reste trouve sa place et l'action juste s'impose d'elle-mème.
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